Promouvoir le droit à la santé pour tous

La santé est un droit fondamental de l’être humain, et une composante essentielle du développement. Bien que l’article 25 de la Déclaration des Droits de l’homme reconnaisse à chacun et chacune le droit à la santé et à la protection sociale, trop de personnes à travers le monde n’ont toujours pas accès à des services (soins et prévention) de santé de qualité les plus élémentaires, et on enregistre encore chaque année près d’un million de décès dus au virus du Sida.

Depuis 2000, les Objectifs du Millénaire pour le développement ont initié un engagement politique en faveur de la santé sans précédent de la part des donateurs et des gouvernements. Des progrès significatifs ont eu lieu dans la réalisation des objectifs santé à l’échelle de la planète, mais ces progrès demeurent insuffisants : d’importantes inégalités en santé subsistent entre et au sein des pays, et restent insuffisamment documentées et adressées. En outre, l’approche « one-size-fits-all » n’a pas permis une mesure fine des progrès et des efforts réalisés. Des problèmes de santé majeurs restent à prendre en compte : les maladies non transmissibles, la santé mentale, les problèmes de santé liés à l’urbanisation et le vieillissement.

En 2015, l’adoption des Objectifs de Développement Durable consacre la bonne santé et le bien être (ODD 3) comme un axe essentiel mais également interconnecté avec l’ensemble des ODD.

En dépit des améliorations enregistrées ces dernières années, les progrés relatifs à la santé continuent d’accuser le plus grand retard dans la mise en œuvre. De ce point de vue, il est impératif qu’au cours des prochaines années, les questions d’accès aux soins soient maintenues en haut de l’agenda international. Les G7, dont la France a assuré la présidence en 2019, ont été l’occasion, pour les ONG françaises de rappeler l’impératif de réalisation des engagements pris dans le domaine de la santé et d’appeler à la poursuite des efforts.

Si la loi de programmation du 7 juillet 2014 sur le développement et la solidarité internationale ainsi que les conclusions du CICID de 2018 réaffirment que la santé est un secteur d’intervention prioritaire de la France, les moyens qui lui sont alloués sont pourtant insuffisants. L’accès à la santé est une condition sine qua non du développement des populations et des pays et doit donc rester une priorité absolue

Le suivi de la santé au sein de Coordination SUD

Les travaux de Coordination SUD menés sur le thème de la santé sont suivis par la commission Santé et développement qui regroupe une vingtaine d’ONG spécialisées sur la santé, engagées sur des projets terrain ou des actions de plaidoyer. Cette commission a pour objectif de favoriser l’échange d’expérience et les discussions sur les pratiques des membres, et de construire des positions collectives sur les enjeux liés à la santé dans les pays en développement.

 

Pour aller plus loin...

  • Quelle place pour la santé dans les objectifs de développement durable ?

    Les ONG membres de la Commission Santé de Coordination SUD ont élaboré des propositions pour le futur cadre post-2015 en santé. Ils demandent que la communauté internationale construise le futur cadre du développement post-2015 en santé sur la base de l’agenda inachevé des OMD 4, 5 et 6 de manière à tendre vers la Couverture Sanitaire Universelle.

  • Droits et santé sexuels et reproductifs, beaucoup reste à faire

    En 1994, un plan d’action sur 20 ans a été adopté par 179 pays lors de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) au Caire. Il souligne l’importance de la santé et des droits sexuels et reproductifs pour l’autonomie des femmes et des filles, en tant que complément à l’éducation, à l’autonomie économique et à la participation politique.

  • Vers une couverture maladie universelle de qualité

    Depuis les années 80, l’aide internationale en santé n’a pas toujours été adaptée ; les décennies de bas salaires, les conditions de travail rudimentaires et le sous financement ont conduit à une pénurie chronique d’infirmières et de médecins dans les pays en voie de développement. Actuellement, la promotion par les pays bailleurs de programmes de santé privés met en péril l’accès aux soins des populations pauvres.

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