Exiger des financements ambitieux pour le développement

Disposer de suffisamment de ressources est capital pour faire face aux changements indispensables de modèles de production, de consommation et de transport afin de lutter contre les inégalités, y compris en termes de genre, réduire la pauvreté, lutter contre le changement climatique et préserver les ressources de la planète pour les générations futures.

Pour y répondre, des ressources financières considérables sont nécessaires. Ces ressources existent, elles doivent être mobilisées en faveur des populations les plus vulnérables. Il est également nécessaire de mettre en place de règles économiques et financières, locales et internationales, au service du développement durable.

Ce partage des richesses passe par les réformes suivantes :

La mobilisation des ressources domestiques doit être le principal moyen pour assurer le financement de politiques publiques de qualité :

  • Lutter contre l’évasion fiscale
  • Lutter contre la corruption

L’aide publique au développement reste une ressource centrale pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

  • Consacrer au moins 0,7% de sa richesse nationale au développement et la solidarité internationale d’ici à 2025
  • Augmenter de 10% par an le budget voté en loi de finances consacré à l’APD
  • Consacrer au moins 50% de l’APD aux pays les moins avancés
  • Porter le montant annuel des crédits d’APD transitant par les ONG à 1 milliard d’euros d’ici 2022

 

Financement des ONG (Note d’analyse)

Depuis sa création, Coordination SUD promeut la valeur ajoutée des ONG françaises de solidarité internationale. Le professionnalisme et l’efficience de leur action, en particulier dans l’appui aux populations les plus vulnérables, doivent en effet sans cesse être rappelés.

Coordination SUD plaide pour un relèvement de la part d’aide au développement transitant par les ONG pour remettre la France dans la moyenne des pays de l’OCDE (Plus d’infos).

 

 

Les flux financiers spéculatifs doivent être réorientés vers les objectifs de développement durable

  • Séparer les activités de banque de détail et les activités de marché
  • Encadrer drastiquement les produits spéculatifs
  • Mettre en place une taxe sur toutes les transactions financières dont les recettes seraient utilisées pour le développement, la solidarité internationale et la lutte contre le changement climatique

La prévention et la résolution des problèmes de dettes sont une nécessité

  • Promouvoir un cadre juridique multilatéral de restructuration de dette souveraine dans un forum neutre, transparent et indépendant
  • Examiner les dettes existantes au regard des standards de financement responsables

Les flux privés et les investissements directs à l’étranger doivent être encadrés

  • Mettre en place des cadres de responsabilité sociale, fiscale, environnementale, contraignants pour les investisseurs privés
  • Encourager tous les pays à transposer dans leur droit national les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme ainsi que les lignes directrices de l’OCDE pour les entreprises multinationales et à les faire respecter par leurs entreprises
  • Identifier clairement les problèmes que pose l’utilisation des ressources publiques comme levier de financements privés et évaluer l’impact sur le développement de ce mode de financement.

Les règles du jeu du commerce international doivent être mises au service du développement durable

  • Réviser les accords commerciaux et monétaires entre pays en développement et pays riches
  • Modifier les régimes de droits de propriété intellectuelle

La gouvernance mondiale doit être révisée afin que les pays en développement aient la même voix que les autres pays

  • Renforcer la place des pays en développement dans les instances internationales
  • Mettre en place un Conseil international de coordination économique à l’ONU
  • Emettre 250 milliards de dollars de nouveaux droits de tirage spéciaux (DTS) par an

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Pour aller plus loin...

  • Aide publique au développement : de la parole aux actes !

    L’aide publique au développement, un budget d’avenir sacrifié depuis trop longtemps. Mise en œuvre par des États, des ONG ou des collectivités, cette aide est un investissement d’avenir.

  • Efficacité de l’aide

    Les ONG et plates-formes nationales d’ONG se mobilisent depuis plusieurs années sur ce processus de réforme internationale du dispositif d’aide au développement.

  • Taxe sur les transactions financières (TTF)

    La taxe sur les transactions financières (TTF) fut pensée dans les années 70 comme un palliatif à la libéralisation excessive de la finance internationale. Son objectif est double : prévenir les conséquences désastreuses de la spéculation et dégager de nouvelles ressources pour l’aide publique au développement (APD). Ce n’est pas pour rien que la TTF est surnommée « la taxe robin des bois » : elle s’affirme comme un instrument de redistribution des « richesses abusives » du Nord vers les populations du Sud.

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