Ateliers de la Commission Climat et développement

Ateliers de la Commission Climat et développement Source : Patrick Chappatte

La Commission Climat et développement (CCD) de Coordination SUD organise des temps d’information, d’échange et de production sur les enjeux climatiques.

On peut notamment évoquer les Journées Climat et développement qui ont réuni pour la première fois en juillet 2014 des dizaines d’acteurs (ONG, pouvoirs publics, organisations inter-gouvernementales) mobilisés sur les sujets qui articulent climat et développement.

 

 

Voici une brève présentation des cinq ateliers des Journées Climat et développement.

Concilier accès à l’énergie et lutte contre les changements climatiques dans les pays en développement : quelles pratiques sur le terrain ?
Les projets d’accès à l’énergie vont-ils dans le sens d’une prise en compte des enjeux climatiques ? Les questions de changement climatique et de développement durable sont-elles intégrées dans les projets d’accès à l’énergie ? Comment et quelles difficultés cela soulève-t-il ? Que signifie prendre en compte les enjeux climatiques ? Les différentes façons d’intégrer ces enjeux dans les projets d’accès à l’énergie se valent-elles ?
Ces questions ont été abordées lors de cet atelier autour de la problématique : « Comment les interventions des acteurs au Sud concilient-elles objectifs de développement durable et objectifs climatiques avec la question de l’accès à l’énergie ? ». Sur la base d’une enquête menée au sein de Coordination SUD, plusieurs organisations ont présenté une sélection de projets dont les principaux enjeux ont été débattus.

Qu’est-ce que la réduction de risques de catastrophes et comment lier cette thématique aux changements climatiques ?
Du fait des changements climatiques, le nombre et la fréquence des évènements extrêmes sont amenés à augmenter. Ce sont les populations déjà touchées par la pauvreté qui paieront le plus lourd tribut, en termes de vies humaines et de moyens d’existence.
À travers quelques cas pratiques, nous avons cherché à montrer pourquoi la compréhension et l’intégration du lien entre réduction de risques de catastrophes et changement climatique est primordiale pour mieux anticiper et répondre aux crises. L’atelier a également abordé les principes du Cadre d’Action de Hyogo adopté en 2005 par 168 pays pour renforcer la résilience des nations et des communautés face aux désastres, accord qui doit être renouvelé en 2015.

Pourquoi et comment utiliser des outils participatifs d’analyse de la vulnérabilité avant ou au début de la mise en œuvre d’un projet de développement ?
Définir des solutions d’adaptation face aux impacts du changement climatique implique de réaliser un diagnostic préalable des vulnérabilités et capacités d’adaptation des populations vivant sur le territoire. Cette étape permet de limiter les risques de mal adaptation induits par un projet de développement et permet surtout de mobiliser les communautés.
Après avoir fait le point sur les enjeux liés aux diagnostics de vulnérabilités, les membres de la Commission Climat Développement et leurs invités ont présenté quelques cas pratiques de mise en œuvre d’outils de diagnostics sur le terrain et ont fait part de leurs retours d’expérience sur ces différentes approches. Comment faire de ces diagnostics de véritables socles pour les projets d’adaptation ? Comment impliquer au mieux les communautés et les pouvoirs publics ?

Le lien entre désertification, dégradation des terres et changements climatiques : enjeux, observations et perspectives
Le changement climatique affectera de manière majeure les terres dégradées et touchées par la désertification et une population de l’ordre du milliard, déjà fortement fragilisée dans les zones sèches. Il s’agissait dans cette rencontre de partager le point de vue des institutions internationales et françaises avec ceux des acteurs de la société civile de manière à faire ressortir les enjeux stratégiques du lien entre désertification, dégradation des terres et changement climatique et leur lien avec les objectifs de développement et la stabilité. Des présentations de plusieurs membres du Groupe de Travail Désertification ont mis en évidence les réalités concrètes de ce lien, les observations des ONG et les modalités d’adaptation qu’elles ont pu mettre en œuvre. Une table ronde réunissant des scientifiques a mis l’accent sur les connaissances et les chantiers en cours sur la compréhension de ce lien ainsi que les nouvelles questions soulevées par des concepts comme celui issu de Rio +20 sur un « monde neutre en matière de dégradation des terres ».
L’atelier avait pour objectif de doter les participants de la société civile française des connaissances de base sur ce sujet en prévision de l’année 2015 pour permettre une participation française plus informée aux évènements à venir tels que l’assemblée générale des Nations Unies, la COP21 de la désertification en Turquie et la COP21 sur le changement climatique en France, etc.

Efficacité et risques des mécanismes internationaux climat : retours d’expérience et enjeux pour l’avenir
Cette matinée a été consacrée à une mise à niveau et des échanges sur les mécanismes destinés à soutenir la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement. L’atelier a porté plus particulièrement sur le Mécanisme de Développement Propre, le mécanisme REDD+ et l’intégration de l’agriculture au marché du carbone. Pour chacun de ces trois sujets, des experts de la société civile et des négociateurs ont présenté un état des principales mesures prises, des négociations en cours et des principaux débats qu’ils suscitent en termes d’efficacité et de risques pour les populations des pays en développement et leur environnement.