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Abidjan, le 20 mai 2022|Déclaration finale des organisations de la société civile à la COP15 de la CNULCD

Le CARI a participé à la COP15 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification qui s’est tenue à Abidjan du 9 au 20 mai 2022. Par leurs déclarations élaborées collectivement, les organisations de la société civile présentes ont contribué à l’ensemble des sessions et notamment à celle de dialogue ouvert dédiée à l’agroécologie dans les zones sèches et arides.

Je suis Anne Plaatjies de l’Environmental Monitoring Group, qui est une organisation de la société civile d’Afrique du Sud, et j’ai l’honneur de parler au nom des 1200 représentantes et représentants de la société civile présent·e·s ici à la COP15 à Abidjan.

Je voudrais exprimer notre gratitude au Secrétariat de la CNULCD pour son engagement à faciliter les interactions collaboratives entre les Parties, les organisations internationales et les organisations de la société civile. Nous souhaitons également remercier le gouvernement de la Côte d’Ivoire pour avoir accueilli la 15ème Conférence des Parties de la CNULCD.

Nous sommes très préoccupé·e·s par la guerre en Ukraine et la souffrance humaine, ainsi que par ses effets sur la sécurité alimentaire dans le monde. Cette question est étroitement liée aux sécheresses qui frappent de nombreux pays.

Nous saluons la décision de la COP15 sur le régime foncier qui encourage les Parties à s’associer aux organisations de la société civile pour renforcer leur engagement auprès des populations en situation de vulnérabilité, y compris les peuples autochtones et les communautés locales, les personnes vivant dans les zones rurales, les femmes, les jeunes et les personnes handicapées, afin de soutenir la mise en œuvre de la décision de la COP14 sur les régimes fonciers. Nous recommandons en outre que :

  • Des efforts soient faits pour sensibiliser à l’usage du guide technique au niveau national et sous-national, en travaillant dans le cadre d’une approche intersectorielle et en engageant les parties prenantes non étatiques dans le processus et en demandant à la FAO, au secrétariat de la CNULCD et au Mécanisme mondial de soutenir le renforcement des capacités et les ateliers participatifs sur le guide technique et la traduction dans des langues locales ;
  • Que les Parties s’engagent avec les communautés locales et en particulier celles des femmes, des jeunes, des communautés pastorales, des peuples autochtones et des communautés locales afin de s’assurer que leurs droits et intérêts sont garantis dans les discussions politiques relatives à la gouvernance et à l’utilisation des terres ;
  • Nous nous félicitons en outre de l’adoption des décisions du Comité de la science et de la technologie de la CNULCD sur les recommandations politiques résultant du programme de travail de l’Interface science-politique pour la période biennale 2020-2021 et du fait que ces recommandations réitèrent l’importance de la prise en compte des régimes fonciers dans l’élaboration et la mise en œuvre des approches et des outils de planification de l’utilisation des terres.

Nous saluons également la décision de la COP sur la participation des organisations de la société civile aux processus de la CNULCD, qui appelle à une participation plus équilibrée des organisations de la société civile aux sessions de la COP et de ses organes subsidiaires, par la mobilisation de fonds dédiés ; et qui promet également une stratégie pour l’engagement des jeunes dans les processus de la Convention. En outre, nous appelons à :

  • Soutenir et faciliter la participation de la société civile tout au long des processus de prise de décision concernant la cible de neutralité en termes de dégradation des terres et les plans nationaux de lutte contre la sécheresse ;
  • Continuer à assurer la participation active des observateurs et observatrices des organisations de la société civile à l’Interface science-politique ;
  • Assurer des engagements efficaces et un partenariat solide entre les gouvernements nationaux et les agences gouvernementales, les communautés, les autorités locales et les organisations de la société civile, dans la préparation et l’organisation de la COP16, et permettre au panel des organisations de la société civile d’être un observateur aux réunions des ami·e·s du Président.

En ce qui concerne le genre, nous vous demandons :

  • Pour garantir que le plan d’action pour l’égalité des sexes et sa feuille de route ne soient pas des documents autonomes dans les discussions de la COP, d’ajouter des expert·e·s en matière d’égalité des sexes à l’Interface science-politique et aux autres organes subsidiaires ;
  • De veiller à ce que les quatre priorités du plan d’action pour l’égalité des sexes soient mises en œuvre par les parties à la COP16 : 1) participation des femmes aux processus décisionnels, 2) autonomisation économique des femmes, 3) égalité des droits fonciers et accès des femmes aux ressources, et 4) accès des femmes aux connaissances et aux technologies ;
  • Inviter le Caucus Genre et le Forum des jeunes à réfléchir sur les documents et à surveiller les impacts des politiques sur les populations en situation de vulnérabilité.

Sur la gestion durable des terres et la restauration des terres : nous sommes préoccupé·e·s par le fait que le programme de travail de l’Interface science-politique pour le prochain triennal ne mentionne pas explicitement les approches agroécologiques et les pratiques régénératrices, et nous aimerions donc souligner l’importance des pratiques agroécologiques pour des millions de petit·e·s agriculteurs et agricultrices et de communautés indigènes, pour nourrir le monde. Par conséquent, nous vous demandons de :

  • Promouvoir et de soutenir les approches agroécologiques et les pratiques régénératives comme solutions pour mettre en œuvre la CNULCD et atteindre la neutralité en termes de dégradation des terres, tout en contribuant à la synergie des trois Conventions de Rio ;
  • Promouvoir et développer des mécanismes de financement pour soutenir le développement des connaissances et des pratiques des utilisateurs et utilisatrices de la terre (en particulier les femmes, les jeunes, les peuples indigènes et les communautés pastorales) en collaboration avec les scientifiques et les organisations de la société civile afin d’améliorer et d’étendre les approches agroécologiques et les pratiques régénératives.

Voir la session de dialogue ouvert sur l’agroécologie

Concernant la sécheresse, nous regrettons que la décision adoptée lors de cette COP ne soit pas à la hauteur du défi, nous faisons donc les recommandations suivantes :

  • Humaniser la sécheresse ! Donner à la sécheresse un visage humain et mieux comprendre les impacts de cette catastrophe sur la vie des enfants, des femmes, des hommes, des agriculteurs et agricultrices, des communautés pastorales, des populations autochtones et des communautés locales. Considérant que ces personnes sont vulnérables en raison de l’ampleur de la situation dans laquelle elles se trouvent, nous encourageons fortement que les documents de la CNULCD se réfèrent à elles en tant que « personnes en situation de vulnérabilité » et non pas en tant que « personnes en situation d’urgence » ;
  • Assurer une meilleure coordination du partage d’informations, des politiques et de l’allocation budgétaire concernant la préparation et la réponse à la sécheresse entre les ministères et les agences gouvernementales, ainsi qu’entre les différents niveaux de gouvernance, du niveau national aux communautés locales en passant par les autorités locales ;
  • En donnant suite à l’Année internationale des parcours pastoraux en 2026 adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en mars 2022, promouvoir les stratégies des communautés pastorales mobilisées sur l’atténuation, l’adaptation et les sécheresses, et reconnaître le rôle du pastoralisme durable dans la réduction et la réponse à la sécheresse, la restauration des parcours dégradés et la neutralité de la dégradation des terres.

La pandémie de COVID nous a montré que nous, en tant que communauté internationale, sommes capables de travailler ensemble et de prendre des mesures urgentes. Nous encourageons les parties à s’engager activement avec les organisations de la société civile qui travaillent en étroite collaboration avec les communautés où les actions pratiques sur la gestion durable et la restauration des terres sont prises.

Nous vous remercions

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