Transition vers l’agro-écologie

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© IRD / Patrice Cayré Scène de culture du riz au nord Viet-Nam

© IRD / Patrice Cayré Scène de culture du riz au nord Viet-Nam

L’agriculture productiviste et la « révolution verte » prônées depuis plusieurs décennies montrent aujourd’hui ses limites : dégradation de la fertilité des sols, pertes de terres par érosion, aridification, diminution de la biodiversité, contribution au réchauffement climatique. Après avoir au démarrage permis une forte hausse des rendements, leur fréquente stagnation aujourd’hui montre les limites de ce système et les paysans s’y opposent de plus en plus.

Or il existe d’autres méthodes pour améliorer le potentiel productif : ce qu’on appelle l’agro-écologie valorise le potentiel des écosystèmes en matière de captation des ressources naturelles externes (énergie solaire, eau, carbone et azote de l’air) et utilise les synergies internes à ces écosystèmes (ex. culture de plantes produisant des protéines à partir de l’azote de l’air, complémentarité entre les productions végétales, animales et les arbres etc.).

L’agro-écologie suppose des connaissances et des savoir-faire spécifiques souvent préexistants localement.

Aussi la C2A recommande :

  • Une promotion active par les Etats de l’agro-écologie et un appui aux filières concernées.
  • Des législations nationales reconnaissant la possibilité pour les agriculteurs de réutiliser,  partager, vendre leurs semences et interdire l’usage des OGM.
  • Une orientation de la recherche agronomique vers des solutions agro-écologiques et une évolution majeure des formations dispensées aux jeunes générations dans le même sens.
  • Une approche concertée entre organisations paysannes, Etats, ONG, chercheurs pour un partage des connaissances concernant l’agro-écologie.