Droits et santé sexuels et reproductifs, beaucoup reste à faire

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En 1994, un plan d’action sur 20 ans a été adopté par 179 pays lors de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) au Caire. Il souligne l’importance de la santé et des droits sexuels et reproductifs pour l’autonomie des femmes et des filles, en tant que complément à l’éducation, à l’autonomie économique et à la participation politique.

Ce sont les droits les plus intimes et fondamentaux parmi les droits humains, car ils portent sur la prise de décisions informées concernant des aspects fondamentaux de la vie : son corps, sa sexualité, sa santé, ses relations, le fait de se marier ou non, et le fait d’avoir ou non des enfants. Les femmes et les adolescentes qui ont le contrôle sur leurs décisions concernant la sexualité et le nombre d’enfants souhaité, le moment de leurs naissances et l’écart entre celles-ci sont en meilleure santé. Elles sont plus à même de terminer leurs études, d’entrer sur le marché du travail mieux préparées et de mener une vie professionnelle et familiale avec de meilleurs moyens d’existence.

La CIPD a fixé comme objectif d’assurer à tous l’accès à un éventail complet d’informations et de services adaptés en matière de santé sexuelle et reproductive d’ici 2015. Mais, vingt ans plus tard, beaucoup reste à faire. Les problèmes de santé sexuelle et reproductive continuent d’affecter la vie de millions de personnes. Chaque jour, 800 femmes meurent de causes évitables liées aux complications dues à la grossesse et à l’accouchement. Chaque année, on dénombre 80 millions de grossesses non désirées à travers le monde, et 22 millions d’avortements sont pratiqués dans de mauvaises conditions. En 2011, 2,5 millions de personnes ont été infectées par le VIH.

La Commission Santé de Coordination SUD s’est doté d’un sous-groupe de travail sur la les Droits et la Santé Sexuels et Reproductifs pour :

  • Favoriser les échanges d’expériences centrés sur la santé sexuelle et reproductive dans les projets à l’international,
  • Produire des recommandations à destination des pouvoirs publics et assurer un suivi des engagements pris par la France, notamment lors du Sommet du G8 de Muskoka, où les pays du G8 et leurs partenaires se sont engagés à consacrer 7 milliards d’euros d’ici 2015 pour accélérer la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) n°4 et n°5.