Séismes : recherches sur les risques non intentionnels futursGroupe URD

Le séisme de force 8.9 et le tsunami qui l’a suivi ont touché un des pays les plus préparés du monde à ce genre de risque. Le Japon est en effet un lieu d’excellence de la préparation aux dangers tectoniques. Pourtant, les dégâts sont massifs, les pertes humaines considérables et les risques de sur-accident non négligeables, notamment autour des centrales nucléaires. Les moyens d’un des Etats les plus riches de la planète ont été très vite mobilisés tandis que les nombreux pays amis du Japon ont mis à disposition des moyens considérables pour aider le pays et ses populations. Mais face à la violence de l’évènement, même cette situation optimale montre ses limites. Quelques jours après le séisme et la vague, on découvre l’ampleur des dégâts, mais aussi la gravité du risque sur des installations sensibles.

Les recherches du Groupe URD sur les risques non intentionnels futurs ont fait souligner ces types de risque et l’ampleur qu’ils pourraient avoir dans des pays moins préparés, dans lesquels les normes de sécurité autour des installations nucléaires ou chimiques sont moins élaborées, les choix d’investissement faits seulement sur le très court terme et les systèmes de contrôle souvent très faibles et peu effectifs (corruption latente, manque de formation, etc.).

Cette approche sur la superposition des facteurs de risques et de vulnérabilité doit devenir une règle de méthode pour l’analyse des situations, mais aussi une des clés des stratégies de planification de la gestion des risques. Le Groupe URD va encore renforcer ses efforts sur ces sujets cruciaux.

Voir :

A lire aussi

Publication|19/06/2020

NEW HI report : COVID-19 in humanitarian contexts: no excuses to leave persons with disabilities…

Publication|15/06/2020

Humanitaires en mouvement n°21

Tout chaud

fond noir
10/08/2020

La solidarité internationale endeuillée

21/07/2020|Agenda 2030

Où en est-on ? Questions à Marc Darras (Association 4D)

13/07/2020

Les ODD en temps de covid-19 : question à Jan Robert Suesser (Coordination SUD)