Le rapport annuel 2016 de Coordination SUD est en ligne

Le rapport annuel 2016 de Coordination SUD est en ligne

Le rapport annuel 2016 de Coordination SUD vient de paraître. Il rend compte des activités et du bilan financier de la plateforme l’an passé. Il a été diffusé aux membres du collectif  lors de l’Assemblée générale du 15 juin 2017.

 

Après une année 2015 haute en ambitions pour le développement durable et le climat, l’année 2016 a émis des signaux contradictoires et inquiétants. Il y a d’abord les nombreuses guerres qui perdurent en Afrique ou au Moyen-Orient, mettant en lumière l’incapacité coupable des Nations unies et du Conseil de sécurité à trouver les voies de la médiation pacifique. Pourtant il y a eu un Sommet humanitaire mondial, premier du genre, et des engagements nombreux pris sur place par les parties. Mais rien ou presque n’a empêché les crimes de se poursuivre contre les civils ou contre les acteurs humanitaires venus à leur secours. Rien ou presque n’a empêché la multiplication des violations du droit international humanitaire et l’horreur arrivée à son paroxysme notamment avec la destruction d’Alep et la prise en otage de populations entières sous le feu des obus.

Il y a aussi l’inquiétante montée de nationalismes en divers lieux du monde, et qui s’accompagne de dépenses toujours plus importantes en matériel militaire là où les budgets de l’aide humanitaire ou pour les missions de paix demeurent ridiculement bas au regard des besoins. Les signaux contraires sont aussi venus des États-Unis avec un nouveau président porteur d’un discours qui remet en cause et fragilise les acquis de la COP21. Alors que le record de chaleur a été battu en 2016 pour la troisième année consécutive et que les prévisions des scientifques se multiplient pour alerter sur le risque d’un emballement climatique plus rapide que prévu et aux conséquences incalculables pour l’humanité. Le scepticisme de Trump paraît ainsi gravement irresponsable pour les générations actuelles et futures, et doit nous inquiéter au plus haut point au moment où le monde a besoin d’une amplifcation
forte des acquis de la COP21.

Sur le plan des libertés également, le monde en 2016 s’est durci. En Pologne, en Hongrie ou au Royaume Uni, l’espace de la société civile a été réduit. En Russie, en Turquie, en Inde ou en Israël, les droits des associations et des citoyens sont mis en péril. Amnesty International dans son dernier rapport annuel nous alerte sur l’affaiblissement de la vigilance et de la capacité à s’en indigner : « Plus il y a de pays qui reviennent sur leurs engagements en matière de droits fondamentaux sur leur territoire, moins il y a de dirigeants pour défendre ces droits sur la scène internationale ; et de nombreux gouvernements sont tentés de suivre la tendance au recul des droits humains dans le monde. »

Extraits du rapport moral de Philippe Jahshan, président de Coordination SUD.

Consulter le rapport annuel :