Lutte contre le changement climatique : l’horloge tourne – Retours sur la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique1-12 décembre 2008, Poznan (Pologne)

Mauvaise météo pour la planète

Les prévisions météorologiques sont de plus en plus exactes. On sait désormais prédire le temps qu’il fera demain avec une bonne certitude. Mais la grande avancée tient au fait qu’on peut prédire les conséquences du changement climatique en cours sans grande marge d’erreur.

Ces conséquences sont globales, au sens où elles affecteront à terme tous les habitants de notre planète dans leur quotidien. Les mieux lotis devront obligatoirement changer de comportement, au plan individuel comme collectif. Mais les habitants des États insulaires sont, quant à eux, carrément menacés de voir leurs territoires engloutis. Et l’activité quotidienne de centaines de millions de ruraux des pays les moins avancés risque d’être définitivement stérilisée par la disparition de la forêt, l’assèchement des nappes d’eau et la progression de la désertification.

On n’est en plus, donc, à l’heure du débat sur la réalité des risques, ni même à la définition des mesures qui devraient être prises pour lutter contre le changement climatique. Les grandes lignes en sont connues. Reste à en négocier l’application. Et, comme l’indique très clairement le titre de ce rapport, l’horloge tourne. Un nouvel accord sur le climat après 2012 doit être signé d’ici fin 2009 à Copenhague. Les grands pays et, en premier lieu les États-Unis jouent la montre en refusant de s’engager sur des objectifs et mesures ambitieux. Les divergences d’intérêt entre pays retardent, elles aussi, les échéances pour une finalisation inéluctable de l’accord.

Deux familles associatives françaises ont constaté leur proximité sur cette cause majeure de lutte contre le changement climatique. Il s’agit, d’une part, des associations environnementales engagées de longue date sur ce thème et, d’autre part, des associations de solidarité internationale, plus récemment sensibilisées. L’accès au développement pour les populations pauvres ou marginalisées demande de s’assurer de la durabilité environnementale ; et les exigences environnementales ne peuvent trouver application sans une attention particulière à leurs conséquences sur les plus pauvres.

Coordination SUD et le RAC-F ont jugé que le rapprochement entre ces deux familles autour de la question du changement climatique était pertinente et pouvait s’avérer efficace pour porter des positions dans les enceintes de négociation internationale. Un groupe de travail a été mis en place au sein de Coordination SUD. Co-animé par le Réseau Action Climat France (RAC-F) et le GRET, ce groupe s’est réuni à plusieurs reprises pour préparer la Conférence de Poznan en décembre 2008.

Ce rapport se présente en deux parties : un retour sur les faits marquants de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique de Poznan (rédigée par le RAC-F et le GRET) ; et une évaluation des implications opérationnelles des décisions de la Conférence sur les pratiques des organisations de solidarité internationale (rédigée par le Geres).
Il s’agit d’un premier pas dans une approche commune du développement durable. Il y en aura d’autres.

Jean-Louis Vielajus, Président de Coordination SUD
Sandrine Mathy, Présidente du RAC-F

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