[Etude OngLAB] Localisation de l’aide

Cette étude revient sur les termes du débat sur la localisation de l'aide et « teste » la localisation à partir des pratiques de terrain. Elle questionne le décalage qui peut exister entre discours et réalité des pratiques. Et elle interroge l’hypothèse qu’une plus grande « proximité » de l’aide au terrain d’action permet d’accroître l’efficacité des projets menés.

Cette étude revient sur les termes du débat sur la localisation de l’aide et « teste » la localisation à partir des pratiques de terrain. Elle questionne le décalage qui peut exister entre discours et réalité des pratiques. Et elle interroge l’hypothèse qu’une plus grande « proximité » de l’aide au terrain d’action permet d’accroître l’efficacité des projets menés.

La notion de « localisation » de l’aide occupe une place de plus en plus importante dans le débat autour de l’aide internationale. Elle s’inscrit dans une réflexion plus globale sur la transformation des modes de financement du développement ; et dans une volonté de penser et de porter les actions d’urgence et de développement à partir des acteurs et actrices se trouvant « au plus près du terrain ». Une aide « plus proche », une aide « sans intermédiaire ». Les parties prenantes de l’aide s’interrogent aujourd’hui, chacune à leur manière sur les intérêts et les limites de cette perspective de localisation de l’aide et sur les conséquences possibles d’une telle dynamique sur les pratiques et les modes d’organisation des ONG au Nord et au Sud.

Cette étude revient sur les termes de ce débat et « teste » la localisation à partir des pratiques de terrain. Elle questionne le décalage qui peut exister entre discours et réalité des pratiques ; et elle interroge l’hypothèse qu’une plus grande « proximité » de l’aide au terrain d’action permet d’accroître l’efficacité des projets menés.

Plusieurs étapes successives de réflexion, d’échanges et de production ont été menées pour réaliser cette étude :

  • une première note d’analyse de l’enjeu de la localisation de l’aide, sur la base de la littérature existante, d’une douzaine d’entretiens (ONG nationales et internationales, bailleurs, personnes ressources, ) ;
  • des études de cas pays, au Burkina Faso et au Bangladesh (réalisées par des consultantes et consultants nationaux) afin de mieux documenter le « vécu » de la localisation à travers des cas concrets ;
  • des entretiens complémentaires, organisés auprès des sièges d’une série d’ONG françaises pour compléter les points de vue sur les dynamiques de localisation sur le terrain et enrichir la réflexion ;
  • un atelier de travail collectif, le 28 mai 2019, regroupant une trentaine de personnes représentantes d’ONG françaises, afin de mettre en discussion et d’enrichir la note de décryptage et les retours des

Ces phases successives ont permis d’aboutir à la rédaction d’un rapport et de la présente synthèse.

Cette publication a été réalisée par Martin Vielajus et Jean Martial Charancle dans le cadre des travaux de l’OngLAB de Coordination SUD.

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Photo : Patrick Hendry/Unsplash

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