Après le séisme du Rif : Al Hoceima 2004Répliques de la société civile

Le 24 février 2004 à 2h27 du matin un tremblement de terre secoue la région d’Al Hoceima au nord-est du Maroc. Un élan immédiat de solidarité aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays se produit. La région sinistrée est chargée de symboles, ceux d’une région qui a résisté à l’occupation coloniale au début du XXème siècle a à sa tête Abdelkrim Khattabi combattant de la liberté. Ceux aussi d’une région des plus pauvres, délaissée par les autorités centrales, pour avoir su tenir tête à toutes les formes d’oppression.

Cet élan sans précédent eut un large écho dans l’immigration, en France et dans les autres pays européens. En France, des comités de soutien aux sinistrés se sont constitués dans les différentes régions. Des envois de médicaments, de couvertures, de tentes et des objets de première nécessité ont été acheminés.

Le réseau IDD (Immigration Développement Démocratie) a participé activement à cet éveil citoyen de solidarité et à ces actions d’urgence pour venir en aide aux populations défavorisées tout en pensant aux moyen et long termes. Une mission sur le terrain a été très rapidement organisée afin de prendre les contacts nécessaires avec le tissu associatif local et les populations sinistrées. Celle-ci a montré l’ampleur des besoins en terme de reconstruction et de soutien aux initiatives de la société civile.

Après cette rencontre des acteurs et cette analyse du terrain, IDD s’est orienté vers la contribution à la reconstruction des maisons dans des villages isolés, et à la construction de deux espaces féminins, en s’appuyant sur deux partenaires associatifs : l’association Badès et l’association féminine Touya. Bien plus qu’une intervention ponctuelle dans le temps et dans l’espace après une catastrophe comme celle-ci, il s’agissait de réaliser des partenariats associatifs réfléchis, durables, solides et solidaires afin d’apporter sa pierre à la structuration de la société civile marocaine.

La rencontre décisive avec la Fondation Abbé Pierre a permis de passer à la mise en œuvre de ces projets ambitieux, avec la contribution de Cités-Unies France et du CCFD.

Ce document est le fruit d’un regard extérieur, celui de deux journalistes qui ont sillonné les routes du nord-est du Rif, à l’écoute des habitants et des acteurs de la société civile d’ici et de là-bas. Les différents témoignages et les récits de vies montrent bien que l’espoir peut naître des décombres, et qu’il y a dorénavant dans la région d’Al Hoceima un avant et un après tremblement de terre.

www.idd-reseau.org

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