Trop jeunes pour sauver le monde ? – Altermondes n°11Septembre 2007

L’engagement des jeunes passé à la loupe. Le débat sur l’engagement des jeunes traverse de nombreuses organisations. Valérie Becquet, sociologue, décortique cette question et apporte des réponses sur les relations qu’entretiennent les jeunes avec le monde associatif, la nature de leur engagement et leurs motivations. Lesquelles ? Claude Escot (Les Francas) revient sur la distinction entre engagement individuel et engagement social, tandis que trois jeunes témoignent (Jean-François Cassagnau – Ingénieurs sans frontières) et débattent (Thierry Ngoie et Thibault Ronsin – Bioforce) sur le lien entre engagement et professionnalisation.

Le Sud vu par les jeunes. L’engagement des jeunes dans la solidarité internationale se nourrit du sentiment de vouloir aider les pays du Sud. Mais qu’entendent-ils pas là ? Les clichés persistent et les jeunes n’échappent pas à un imaginaire collectif forgé par la colonisation (David Delhommeau et Myriam Merlant – Ritimo). D’autant que les termes développement et solidarité internationale sont piégeants (Elisa Braley – FAGE), ce qui n’empêche pas les jeunes de remettre en cause leur modèle de société (Amélie Teisserenc – CCFD).

Solidarité internationale : la relève est assurée. Au-delà des statistiques, Altermondes propose un tour d’horizon des nouveaux visages de la solidarité internationale et invite des associations de jeunes à témoigner. Des jeunes de France et d’ailleurs (Bamadi Sanokho – FOJIM). Des jeunes qui agissent dans le domaine du commerce équitable ou pour que leur campus devienne écologiquement responsable.

Des jeunes qui contribuent à changer les mentalités et les comportements par l’éducation au développement (Marjorie L’Hostis et Amélie Nicaise – Starting-Block). Des jeunes qui partent agir concrètement, sur le terrain, au Sud. En Palestine, au Pérou, au Mali ou en Tunisie. Pour prendre conscience, réaliser un chantier, construire un centre de santé ou partager des expériences (Génération Palestine – AMAL – Solidarité laïque). Un départ qui s’inscrit dans une démarche de solidarité (David Lopez – Ligue de l’enseignement – CNAJEP) et qui les change profondément (Marie-Loup Fall-Guerin – CIEDEL et Frédérique Tabuteau – Les petits débrouillards).

Et après ? Où sont les passerelles ? Comme le rappelle Etudiants & Développement, les associations de jeunes sont des acteurs de la solidarité internationale à part entière. Mais passé le temps de la jeunesse et de la vie étudiante, que deviennent-ils ? Ont-ils les moyens, trouvent-ils les opportunités de poursuivre leur engagement ? Altermondes ouvre le débat sur les questions de transmission et de renouvellement des associations de solidarité internationale.

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