Analyse de la Stratégie internationale de la France pour l’égalité femmes – hommes 2018-2022

Genre

Analyse de la Stratégie internationale de la France pour l’égalité femmes – hommes 2018-2022

Le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (Cicid), réuni par le Premier ministre en novembre 2016, a acté l’adoption d’un nouveau document d’orientation stratégique (DOS) sur le genre en 2018. Cette stratégie s’inscrit dans la conti­nuité des deux précédents DOS Genre et développement de 2007 et de 2013 de la diplomatie française. Coordination SUD est partie prenante de ce processus de longue date, et engagée dans la définition des stratégies et dans l’évaluation de leur mise en oeuvre.

L’élaboration de la stratégie internationale pour l’égalité femmes-hommes 2018-2022 du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a été le fruit d’une consultation et d’un dialogue avec la société civile. Coordination SUD a su mobiliser l’expertise de ses membres, réunis au sein de la commission Genre et développement, pour apporter des éléments concrets pour s’assurer de la pertinence et rehausser le niveau d’ambition de cette stratégie.

La présente note analyse la troisième stratégie française en matière de genre rendue publique par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) le 8 mars 2018.

Coordination SUD salue les progrès indéniables de la proposition stratégique du MEAE pour 2018 par rapport aux deux précédents DOS. La diplomatie française fait preuve d’une ambition certaine avec une approche genre portée à plusieurs niveaux et des objectifs qui constituent un ensemble cohérent pour une véritable transversalisation du genre. Les éléments relatifs à l’organisation interne du MEAE, à la reddition des comptes, au financement, au soutien à la société civile et à la production de connaissances participent à une approche globale des enjeux.

Coordination SUD constate que les éléments de progrès suggérés dans les exercices d’évalua­tion annuels menés par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, nourris par l’expertise des organisations de la société civile (OSC), ont été pris en compte.