Fondation de France – Programme Solidarité Migrants

Le programme « Solidarité Migrants » soutient les projets centrés sur les plus fragiles parmi les exilés, par une aide psychologique. Il accompagne aussi les initiatives solidaires qui améliorent les conditions de vie des personnes nouvellement arrivées.

Le programme est composé de 2 axes : “Agir au Cœur des Territoires” et “Former et Accompagner”.

Agir au cœur des territoires

Soutien à des associations d’accompagnement global des personnes, situées dans des zones rurales ou des villes de moins de 150 000 habitants.

Ne sont éligibles que :

  • les associations qui ne cherchent pas à porter elles-mêmes tous les volets de l’accompagnement mais nouent des partenariats avec les structures locales, y compris les organismes publics si c’est pertinent.
  • Les associations qui mettent en relation les exilés et les habitants du territoire au-delà du cercle des militants associatifs, et/ou qui mènent des initiatives de sensibilisation visant à changer le regard sur les migrants et à rendre la société plus accueillante.
  • Les associations qui permettent la participation directe des exilés dans les choix, les contenus, le déroulement et l’évaluation du projet. La réalité de cette participation sera évaluée à travers l’identification des processus mis en place, des difficultés repérées et des outils imaginés pour les surmonter. Les projets portés par des structures dont la gouvernance associe des exilés bénéficieront d’une attention particulière.

Les demandes peuvent concerner l’installation et l’aménagement d’un local, le recrutement d’un salarié, l’achat de matériel indispensable etc.

L’objectif de ce programme n’est pas de financer les dépenses courantes des associations mais de leur permettre de franchir un cap dans leur structuration et leur professionnalisation. Ainsi :

– les dépenses liées à l’hébergement des personnes accompagnées par l’association (paiement des loyers ou nuitées d’hôtel notamment) ne doivent pas représenter plus de 10% du budget du projet.

– les dépenses liées aux déplacements des personnes accompagnées par l’association (billets de train pour les entretiens à l’Ofpra, par exemple) ne doivent pas représenter plus de 10% du budget du projet.

Les projets portés par des associations récentes et issues de la mobilisation citoyenne seront étudiés avec une attention particulière.

Former et accompagner

Soutien à la formation et à l’accompagnement des bénévoles associatifs agissant auprès des personnes migrantes, notamment – mais pas exclusivement- pour l’enseignement du FLE, l’aide juridique et le recueil de données à des fins d’enquête/plaidoyer.

Le bénévolat auprès des exilés requiert des compétences particulières, à la fois d’ordre général (interculturalité, juste distance etc.) et particulier (compétences et connaissances juridiques, pédagogiques, administratives etc., selon l’activité pratiquée). Une formation initiale et continue solide est indispensable pour être réellement utile.

L’objectif de cet axe est d’accompagner les associations souhaitant structurer et professionnaliser l’action des bénévoles, le financement devant permettre de :

  • plus/mieux former les bénévoles,
  • les accompagner si nécessaire à travers des séances d’analyse des pratiques/capitalisation.

Les projets soumis devront répondre aux critères suivants :

  • Il doit s’agir d’une nouvelle formation ou d’un renforcement significatif des formations existantes.
  • Les formations doivent s’adresser en priorité aux bénévoles (et non aux salariés de la structure, même s’ils peuvent évidemment y assister).
  • Les dépenses peuvent inclure : le salaire (ou une partie du salaire) du salarié formateur ou la prestation d’un intervenant extérieur, les déplacements des bénévoles ou des formateurs, les frais de restauration éventuels (dans une limite raisonnable), les frais de réalisation et de dissémination d’outils et de supports (guide, outil numérique etc.).
  • Attention : la conception d’outils et supports n’est éligible que si des outils similaires n’existent pas déjà en libre accès ou ne sont pas disponibles auprès d’autres associations. Ce point sera vérifié lors de l’instruction des projets.
  • Les projets doivent être portés par la structure formée et non par un prestataire.

Il pourra s’agir :

  • de formation à l’enseignement du français langue étrangère, aux procédures d’asile, au droit des étrangers, aux procédures administratives, à la « juste distance, » à l’interculturalité, à l’autonomisation des personnes accompagnées, au recueil de données statistiques, à la sensibilisation, à l’interaction avec des personnes traumatisées, à la relation avec les travailleurs sociaux – cette dernière pouvant être assortie d’ateliers de concertation entre les parties prenantes sur un territoire (travailleurs sociaux, élus, bénévoles etc.) pour définir les missions de chacun –,  etc. (cette liste n’est pas exhaustive, et d’autres types de formation peuvent être imaginés);
  • de la mise en place d’un processus d’accompagnement/supervision/formation continue des bénévoles dans la durée, avec des temps d’échange de pratiques.

Critères de sélection :

Les projets seront jugés sur leur capacité à :

  • Reconnaître et favoriser la capacité d’agir des exilés
  • Considérer les personnes dans leur globalité avec des approches intégrées
  • Décloisonner, créer des passerelles entre métiers, des partenariats entre associations, des réseaux de professionnels
  • Capitaliser sur les bonnes pratiques, produire des supports et des analyses sur le changement social qu’elles génèrent.

Critères d’exclusion. Ne seront pas retenus les projets qui :

  • ont un effet uniquement ponctuel
  • touchent un seul individu ou une seule famille
  • concernent les migrants issus d’un seul pays de provenance (de rares exceptions sont possibles sur la base d’un exposé détaillé des raisons pour lesquelles le projet ne peut s’appliquer qu’à une nationalité)
  • se substituent au « droit commun »
  • se limitent à prendre en charge les besoins immédiats (logement, biens de consommation courante)
  • ne disposent pas de cofinancement ou d’autofinancement (la Fondation de France ne financera pas 100% du projet)
  • se limitent à l’organisation de manifestations ou autres événements ponctuels.
  • sont situés hors de France.

ATTENTION : certaines thématiques sont traitées par d’autres programmes de la Fondation de France et ne sont donc pas éligibles au programme solidarité migrants:

  • Les projets concernant les mineurs non accompagnés ainsi que les enfants de familles migrantes doivent être adressés au programme enfance
  • Les projets dont les dépenses sont directement liées au logement des personnes migrantes doivent être adressés au programme habitat

 

Date limite de dépôt de candidatures : 10 février 2021 (17h)

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