Initiative 5% – appel à propositions “accès à la santé pour toutes et tous et élimination des pandémies de VIH-sida, de tuberculose et de paludisme”

Contexte :

Le présent appel à propositions lancé par l’Initiative 5% se veut complémentaire des investissements effectués par le Fonds mondial et financera des projets répondant à quatre objectifs de la stratégie 20172022 du Fonds mondial :

  • L’amélioration des systèmes de gestion, d’approvisionnement et des stocks des produits de santé
  • Le renforcement des connaissances, des compétences et des pratiques des ressources humaines en santé pour répondre aux besoins du système de santé et des populations
  • Le soutien aux programmes de santé de la reproduction, de la mère, de l’enfant et de l’adolescente et aux plateformes de prestation de service intégrés
  • La promotion et le renforcement des systèmes communautaires et l’implication des communautés dans les processus décisionnels nationaux

Enfin, l’Initiative 5% s’est engagée dès 2016 avec Expertise France, le MEAE et le FM pour une intégration transversale du genre dans l’ensemble de ses activités, notamment dans ses appels à projets et les projets qu’elle finance. En effet, le renforcement des systèmes de santé ne peut s’envisager de manière durable qu’au travers de l’égalité de genre.

Objet :

Le présent appel à propositions ambitionne de sélectionner des projets complémentaires et/ou en soutien des investissements du Fonds mondial, contribuant à la construction ou le renforcement d’un système, sensible au genre, qui permet l’accès des populations à des services de qualité, notamment dans la lutte contre les trois pandémies. Ces projets doivent être à visée catalytique, c’est à dire en capacité de faire évoluer les pratiques et / ou les politiques.

Types de projets éligibles :

1. Projets de renforcement des capacités des acteurs nationaux ou régionaux y compris communautaires

Les projets de renforcement des capacités des acteurs pourront viser, par exemple :

  • A renforcer le lien entre les services publics ou privés de santé et la riposte communautaire. Des synergies seront notamment pertinentes dans le domaine des soins de santé primaires, la santé sexuelle et reproductive, infantile, maternelle et des adolescent-es, la prise en charge des violences basées sur le genre ;
  • A rendre efficaces et transparents les systèmes de gestion des ressources humaines, notamment dans le suivi de la performance, la formation continue du personnel de santé, leurs rémunérations et l’égalité professionnelle femmes-hommes (renforcement de capacité des femmes, rémunérations égalitaires, postes à responsabilités pour les femmes…).
  • A mettre en œuvre des stratégies de gestion des ressources humaines et notamment de rétention du personnel de santé, en particulier dans les zones les plus reculées, notamment par la recherche de solutions non monétaires qui ne creusent pas pour autant les inégalités femmes-hommes et qui permettent de lutter contre les violences de genre et les inégalités F/H au travail.
  • A appuyer les acteurs communautaires dans la conception d’interventions efficaces, la fourniture de services de santé et leur évaluation, afin de mieux atteindre les populations trop peu ciblées dans les programmes du Fonds mondial.
  • A combler les inégalités femmes-hommes dans l’organisation des systèmes de santé, par exemple en proposant des formations spécifiques aux femmes pour accéder à des postes de responsabilités et de décision, à développer des politiques de lutte contre les violences basées sur le genre au travail, à former le personnel sur l’égalité de genre, à analyser les écarts salariaux entre femmes et hommes et proposer des plans de rattrapage salarial, à effectuer des diagnostics genre organisationnels.

2. Projets de renforcement des systèmes nationaux de gestion des approvisionnements et des stocks des médicaments et produits de santé (FAS) ainsi que de renforcement de la gouvernance pharmaceutique

Ils pourront viser, par exemple :

  • A améliorer la production de données logistiques de qualité permettant de mieux quantifier et planifier les approvisionnements répondant aux besoins des populations (femmes-hommes, âge, populations clés), notamment via des systèmes d’information de gestion logistique intégrés (SIGL). Il s’agit également de renforcer le lien entre les données de consommation des produits de santé et les données épidémiologiques (SIGL/SNIS).
  • A garantir la qualité des traitements disponibles par le renforcement des systèmes d’assurance qualité sur toute la chaine d’approvisionnement et jusqu’aux populations (femmes-hommes, âge, populations clés).
  • A améliorer l’usage rationnel des médicaments et produits de santé par l’application de bonnes pratiques de prescription, dispensation et consommation, spécifiques aux besoins des différentes populations.

3. Projet de soutien aux programmes de santé de la reproduction, des mères, des enfants et des adolescente-es et aux plateformes de prestation de service intégrés à tous les niveaux du système de santé y compris communautaire

Ils pourront par exemple :

  • Viser l’intégration des services de santé sexuelle, reproductive et des services de prise en charge du VIH, de la tuberculose et du paludisme dans les politiques Nationales de santé en utilisant les centres de dépistage et de diagnostic des trois maladies pour diagnostiquer et soigner d’autres maladies, notamment les coïnfections, et/ou les violences basées sur le genre.
  • Renforcer les capacités des personnels de santé pour assurer une prise en charge intégrée des soins de santé. Celle-ci devra inclure une approche genre globale intégrant les violences basées sur le genre et un empowerment des femmes sur leurs connaissances de leur corps et leur santé, et devra veiller à ne pas aggraver la charge des femmes avec les soins de santé des enfants, par exemple en promouvant l’implication des hommes.

Si les projets présentés peuvent comporter des activités de recherche opérationnelle, celles-ci ne pourront pas être majoritaires dans le projet.

Les projets de recherche ne sont pas éligibles dans le cadre de cet appel à projet.

Afin de proposer des stratégies d’action pertinentes, il est primordial que les projets proposés intègrent une approche genre transversale dans les actions mises en œuvre et la coordination de projet. Ils devront prendre en compte de manière spécifique les besoins des femmes, des hommes, et des personnes ne se reconnaissant pas dans les normes de genre, s’efforcer de combler les inégalités existantes et de transformer les rôles attribués par la société aux hommes et aux femmes ainsi que les relations de pouvoir entre les hommes et les femmes, qui renforcent ces inégalités, notamment dans les vulnérabilités aux pandémies et l’accès aux soins. Cette approche genre s’applique également aux systèmes de santé, en œuvrant à la participation des femmes aux systèmes de santé et en visant à proposer des services et produits de qualité à chaque population spécifiquement.

Critères d’admissibilité :

Durée :

La durée des projets doit être comprise entre 24 et 48 mois.

Montant et couverture géographique :

Le montant total de la subvention de l’Initiative 5% pourra couvrir au moins 50% du budget du projet et sera compris entre 500 000 € et 3 000 000 €.

L’inclusion d’un cofinancement d’au moins 10% dans le budget du projet est obligatoire pour les structures dont le budget annuel est supérieur à 5 millions d’euros. L’inclusion d’un cofinancement sera jugée de façon favorable pour toutes les autres structures.

Les projets seront mis en œuvre dans un seul ou plusieurs pays. Les projets ne pourront excéder 5 pays de mise en œuvre, sauf s’ils sont adossés à un réseau ou une organisation sous régionale préexistante. La pertinence et la valeur ajoutée d’un projet multi-pays, notamment la dynamique régionale impulsée, feront l’objet d’un critère spécifique d’évaluation.

Statut et partenariats :

Pour pouvoir prétendre à une subvention le soumissionnaire doit remplir toutes les conditions suivantes :

  • Etre une personne morale ayant son siège dans un pays éligible ou en France (c’est-à-dire avoir des statuts déposés dans un pays éligible ou en France). Les Organisations Internationales, à l’exception des organisations régionales, ne pourront pas être chef de file du projet ou recevoir de fonds.
  • Etre mis en œuvre en partenariat. Les partenaires doivent être impliqués dans la conception du projet ou responsabilisés dans la mise en œuvre des activités ;
  • Les partenaires de mise en œuvre du projet doivent bénéficier d’une délégation budgétaire ;
  • Inclure au moins un partenaire local de chaque pays de mise en œuvre ;
  • Ne pas avoir de dispositions statutaires qui n’autoriseraient pas Expertise France ou tout auditeur externe désigné par Expertise France à effectuer des contrôles et vérifications sur place et à avoir un droit d’accès approprié aux sites et aux locaux où le projet sera réalisé y compris à tous les documents et données informatisées concernant la gestion technique et financière du projet.

    Pour cet appel à proposition, chaque organisation ne peut soumettre que deux lettres d’intention au maximum en tant que soumissionnaire principal (chef de file). Par ailleurs, chaque organisation ne peut soumettre que trois lettres d’intention sur l’ensemble des appels à projets d’une même année de l’Initiative 5%.

Pays éligibles :

  • Algérie
  • Bénin
  • Birmanie / Myanmar
  • Burkina Faso
  • Burundi
  • Cambodge
  • Cameroun
  • Comores
  • Congo
  • Côte d’Ivoire
  • Djibouti
  • Ethiopie
  • Gabon
  • Gambie
  • Ghana
  • Guinée
  • Guinée équatoriale
  • Guinée-Bissau
  • Haïti
  • Laos
  • Liban
  • Liberia
  • Madagascar
  • Mali
  • Maroc
  • Maurice
  • Mauritanie
  • Mozambique
  • Niger
  • République centrafricaine
  • République démocratique du Congo
  • République dominicaine
  • Rwanda
  • Sénégal
  • Sierra Leone
  • Tchad
  • Thaïlande
  • Togo
  • Tunisie
  • Vietnam

More informations

 

 

Créer une alerte

Recevez tous les 15 jours, le bulletin d'actualité des financements et ressources.

En vous inscrivant, vous confirmez avoir lu et accepté notre politique de vie privée.

A lire aussi

Actualité|18/02/2020

Le CARI au panel des OSC de la CNULCD

Actualité|29/01/2020

2e appel d’offres pour le mouvement des jeunes en faveur de l’égalité filles-garçons dans…

Tout chaud

Un enfant tenant une mappemonde. Au loin l'horizon et le soleil.
17/02/2020

La loi « développement solidaire » passera-t-elle l’examen associatif ?

24/01/2020

Loi « développement solidaire » : Une reprise des travaux tant attendue !