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Réduction de l’espace humanitaire : les recommandations de Coordination SUD ?

Le droit humanitaire est en crise, remis en cause dans ses principes à de multiples reprises dans le monde. Au Nigéria, en Syrie, au Niger ou encore au Guatemala, les acteurs et actrices de la solidarité internationale sont pris pour cibles. Coordination SUD propose une série de recommandations pour le respect du droit humanitaire. Emmanuel Macron vient de s’engager sur le sujet. Prochain rendez-vous : la conférence nationale humanitaire où nous attendons des engagements concrets.

Aujourd’hui 80 à 90% des victimes dans les conflits dans le monde sont civiles. L’apparition de nouveaux acteurs non étatiques, les moyens et méthodes prohibés de guerre, l’urbanisation des conflits impacte de plus en plus l’espace d’action humanitaire. Les populations civiles sont au cœur des hostilités engendrant victimes, déplacements forcés et destructions d’infrastructures vitales sur le court et le long terme. Dans de nombreux endroits du monde, les acteurs et actrices de la solidarité́ internationale qui œuvrent pour répondre aux besoins en augmentation croissante sont de plus en plus souvent et directement pris pour cibles.

Réduction de l’espace humanitaire : un constat accablant

La confusion civilo-militaire et les doutes relatifs à l’impartialité́ et à la neutralité des ONG engendrés par l’opérationnalisation du triple nexus[1] contribuent à accentuer ce phénomène qui touche majoritairement les personnels locaux. Ils contribuent à compliquer de plus en plus l’accès des populations civiles aux services de base. Dans le même temps, le droit international humanitaire (DIH) ne cesse d’être remis en cause. Il l’est par l’application des différents régimes de sanction et lois anti terroristes qui sont transposés par les États dans les législations nationales et dans de nombreuses conventions de financement de l’aide.

Ces lois et règlements ont un impact négatif sur les organisations et font porter des risques sécuritaires et juridiques sur les ONG et leurs opérations. Elles alourdissent les procédures, augmentent les coûts de fonctionnement, restreignent l’accès et réduisent la résilience des populations. In fine, ces dispositions limitent une aide basée sur les besoins des populations, en contradiction flagrante avec le droit international humanitaire (DIH) et les principes d’humanité, de neutralité, d’indépendance et d’impartialité qui le fondent.

Il est possible de changer la situation

Face à la remise en cause de ces principes, Coordination SUD rappelle que le respect du DIH garantit la meilleure protection des populations civiles et du personnel humanitaire et de santé. C’est dans ce cadre que nous appelons la France et les autres États à le respecter et à le faire respecter.

Coordination SUD a donc élaboré une série de recommandations qui se basent sur les engagements pris dans le cadre de la Déclaration politique relative à la protection du personnel médical dans les conflits armés de 2017, de la stratégie humanitaire de la République française 2018-2022 et de l’Appel à l’action humanitaire de2019.

Ces recommandations ont été portées à l’attention du président de la République le 16 septembre 2020. Et nous nous réjouissons qu’Emmanuel Macron se soit engagé au respect du DIH lors de l’Assemblée des Nations Unies du 22 septembre 2020.

« la neutralité de l’action humanitaire doit être respectée et sa criminalisation endiguée » et « c’est pourquoi avec les ONG françaises, avec nos partenaires internationaux, nous construisons une initiative pour assurer l’effectivité du droit international, la protection du personnel humanitaire et la lutte contre l’impunité. » – Emmanuel Macron

Prochain rendez-vous entre la société civile et les autorités françaises : la conférence nationale humanitaire où le président présentera la déclinaison concrète de cette initiative nécessaire au respect du droit humanitaire international.

[1] Efforts conjoints de construction de la paix, du développement, et de l’action humanitaire

 

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