Révision de la LOP-DSI : Pour une loi de lutte contre les inégalités mondiales véritablement ambitieuse

Révision de la LOP-DSI : Pour une loi de lutte contre les inégalités mondiales véritablement ambitieuse

Paris, le vendredi 22 mars 2019 – Ce matin s’est tenu le deuxième CNDSI extraordinaire consacré à la révision de la loi LOP-DSI de 2014 en présence de Jean-Yves Le Drian. L’occasion pour les organisations membres du collège ONG de cette instance de partager leurs propositions pour renforcer ce texte destiné à moderniser la politique française en faveur du développement et de la solidarité internationale.

 

Coordination SUD, coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale qui regroupe plus de 170 organisations, a participé ce matin à un second échange avec le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et les autres membres du Conseil national pour le développement et la solidarité internationale (CNDSI) spécifiquement dédié à la révision de la Loi d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et de Solidarité Internationale (LOP-DSI) du 7 juillet 2014.

Cette révision doit permettre à la France de confirmer ses engagements en matière de coopération pour le développement, de lutter pleinement contre la pauvreté et ses conséquences et de permettre le respect de l’agenda 2030. Ce texte devra inscrire cette politique dans un cadre renouvelé associant effectivement l’ensemble des acteurs et actrices de la solidarité internationale. Ainsi, « nous avons proposé l’introduction d’un article dédié à la société civile permettant de reconnaitre pleinement son droit d’initiative, sa capacité de mobilisation citoyenne, la reconnaissance de son expertise par son association à la définition des orientations stratégiques de l’Etat et de ses opérateurs et fixant l’augmentation du volume budgétaire pour atteindre 1 milliard d’euros destiné à soutenir ses actions » déclare Philippe Jahshan, président de Coordination SUD.

Dès lors, la nouvelle loi doit aller plus loin que la précédente notamment en adoptant une programmation budgétaire de l’aide publique au développement (APD) non encore arbitrée à ce jour. Celle-ci devra traduire, non seulement la trajectoire d’augmentation annoncée par le Président Macron, mais aussi l’atteinte de l’engagement historique de la France de consacrer 0,7 % de la richesse nationale à l’APD. « En cette année G7, et alors que la France annonce s’engager au niveau mondial sur la lutte contre les inégalités, il s’agit de donner de réels moyens à ces ambitions. La loi doit inscrire clairement l’objectif des 0,7% du RNB dédié à l’APD en 2025, avec une première étape à 0,55 % dès la fin du quinquennat, comme s’y est engagé le Président de la République » déclare Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France et administratrice de Coordination SUD.

Coordination SUD et ses membres veilleront à ce que l’augmentation des moyens s’accompagne également des garanties d’efficacité de cette politique, tant dans les objectifs poursuivis, son pilotage politique, de son évaluation, du choix de ses instruments mais aussi de la cohérence avec les autres politiques françaises susceptibles d’avoir un impact sur le développement des pays partenaires et les droits humains de leurs populations.