EVALUATION FINALE Programme pour la Gouvernance Concertée du Littoral II : vers des territoires résilients aux chocs socio-climatiques (Sénégal, Guinée Bissau, Guinée)

Programme pour la Gouvernance Concertée du Littoral II : vers des territoires résilients aux chocs socio-climatiques (Sénégal, Guinée Bissau, Guinée)

Offre de CONSULTANCE EVALUATION FINALE [JUIN-JUILLET 2021]

Les offres doivent être adressées avant le 10 mai 2021 à 18h GMT à julia.rerolle@grdr.org et yvan.lecoq@grdr.org avec pour objet : «Offre évaluation PGCEL 2».
Pour toute information complémentaire, vous pouvez envoyer un courriel à ces mêmes adresses.

Le dossier de réponse doit comprendre :
– Une offre technique composée d’une note de compréhension des TDR, d’un exposé de la démarche méthodologique, d’un chronogramme d’exécution de la mission et des références du/des consultant(s) (CV détaillé).
– Une offre financière détaillée.

La présentation du programme est détaillée dans les TDR en pièce jointe.

I. Objectifs, méthodologie, calendrier de l’évaluation

I.1- Les objectifs de l’évaluation

Cette évaluation est contractuelle. Prévue dès l’origine du programme, elle doit permettre à travers les outils méthodologiques proposés par l’équipe d’évaluation et suivant les critères de référence classiques « pertinence, cohérence, efficacité, efficience et durabilité » d’atteindre trois objectifs :

Objectif N°1 : Evaluer qualitativement et quantitativement la mise en œuvre du PGCL : appréciation des résultats par rapport aux objectifs / résultats attendus dans les 5 axes et des effets/impacts du programme.

On dressera dans un premier temps un bilan pour chacun des 5 axes sur la base des indicateurs de résultats du cadre logique du programme (cf. annexe 2), de l’impact du programme sur les changements de conditions de vie ou de comportements des bénéficiaires directs de l’action (capacité d’agir, de se mobiliser sur des actions collectives, …).

Sur cette base, il s’agira notamment d’évaluer l’impact des évolutions du programme entre les phases 1 et 2, dont les 2 principales sont reprises ci-dessous :

1- Décentralisation du suivi-évaluation à l’échelle des territoires pilotes, affirmation de l’approche itérative. Poursuite de soutien au dispositif de dialogue multi-acteurs.
Il s’agira d’évaluer dans quelle mesure le programme est en prise avec la « gouvernance locale réelle » en considérant les spécificités de chaque territoires et pays. Comment influence-t-il celle-ci ? Quels sont les impacts des résultats de la recherche (-action) sur les territoires et sur la position des acteurs face au territoire ? On fera notamment le bilan des COPIL et analysera leur fonctionnement/efficacité et le niveau d’appropriation locale en tant qu’outil de dialogue multi-acteurs.

Les quatre critères suivants seront considérés avec attention :
• Le changement de regard sur les territoires par les acteurs locaux;
• La gouvernance des ressources (équité ? Intégration des jeunes, des allochtones ? Renouvellement des capacités productives et évolutives des écosystèmes ?), prise en compte de la dimension genre ?)
• La prise d’initiatives et l’essaimage (changement d’échelle à travers la recherche action) ?
• La prise en compte des mobilités et interconnexion des territoires

2- Ouverture géographique :

Il s’agira, d’une part d’évaluer la pertinence des travaux engagés sur les nouveaux territoires : la zone transfrontalière Goudomp/ Bigène et à Tanéné. D’autre part, on questionnera la pertinence d’un axe centré sur les territoires « urbains ».
Les questions suivantes seront considérées avec attention :
• Dans quelle mesure les enseignements tirés de la phase 1 ont-ils été pris en compte pour le déploiement/l’intensification du programme dans ces « nouveaux territoires » ?
• Dans quelle mesure le dispositif mis en place à l’échelle transfrontalière est-il adapté aux spécificités contextuelles ? Quels sont les effets perçus sur ce contexte ?
• Dans quelles mesures les évolutions méthodologiques ont été adaptées et adoptées dans les nouveaux territoires ?

Points d’attention transversaux :

• Un bilan global pour chacun des axes est demandé. Le travail se concentrera ensuite sur des cas spécifiques à des territoires de chacune des régions d’intervention, proposées par les évaluateurs et retenues lors de la réunion de cadrage de l’évaluation. Pour ce faire, la synthèse des activités conduites sera fournie aux évaluateurs (sources : rapports intermédiaires, fiches synthèses incluant les principaux indicateurs de suivi-évaluation). Le bilan global sera ainsi affiné à partir de ces études de cas ;
• Les consultants veilleront à analyser l’impact de l’action sur tous les groupes cibles mais plus particulièrement sur les habitants des sites pilotes (voir annexe 3). Ils s’intéresseront également au niveau et à la nature de l’implication des jeunes, des femmes et des allochtones, dans les différentes activités ;
• Les conditions nécessaires à la pérennisation des actions engagées, quand l’objectif de pérennisation s’avère pertinent, devront être précisées de manière notamment à alimenter les recommandations concernant une nouvelle phase.
• La mission devra particulièrement évaluer la pertinence de la dimension « recherche-action » qui a prévalu dans les modes opératoires développés dans chaque pays (adaptation aux contextes de chaque région et capacité du programme à évoluer avec le contexte). A cet effet elle pourra dresser une typologie des situations rencontrées (acteurs en présence, contexte législatif, dynamiques socio-économiques…) et des stratégies développées.

Objectif N°2 : Apprécier la gouvernance et les relations partenariales entretenues dans le cadre du programme, leurs impacts sur l’atteinte des objectifs et la reproductibilité des savoirs et savoir-faire ainsi que sur les pratiques des parties prenantes et de réseaux d’échanges de pratiques

• Analyser l’impact du programme sur les pratiques et point de vue des parties prenantes (décloisonnement…), en particulier des 8 OSC partenaires directes (cf. partie II.1) ;
• Evaluer les différentes modalités de partenariat et de pilotage du programme selon les territoires et analyser la pertinence et efficacité dans les recherches de complémentarités (compétences, territoires, réseaux) ;
• Identifier les points de rupture éventuels et proposer des pistes pour consolider ou faire évoluer ces partenariats (notamment dans le cadre de l’élaboration de la troisième phase, cf. Objectif N°3) ;
• Analyser l’impact de l’investissement croissant du programme dans les réseaux de la société civile, notamment dans le collectif 5 deltas et des acteurs de l’habitat à l’international. Il s’agira de mesurer l’effet levier du programme, notamment l’influence du programme sur ces réseaux et, réciproquement, de voir dans quelle mesure ces réseaux alimentent le programme.

Objectif N°3 : Faire émerger les contours d’une troisième phase du programme.

• Discuter, sur la base des résultats de l’action, des enjeux territoriaux et des contextes locaux et nationaux, les hypothèses d’action formulées par les acteurs des territoires lors des ateliers bilan du programme et perspective territoriale, réalisé en fin de programme sur tous les territoires.
• Mettre en perspective, pour chacun des territoires d’intervention, des pistes et recommandations visant à consolider les acquis et des hypothèses d’actions et permettant de définir des axes prioritaires à approfondir ou à développer pour une prochaine phase d’appui au (co-)développement local durable en tenant compte des évolutions du contexte au niveau institutionnel, socio-économique et environnemental ;
• Vérifier la pertinence des approches et outils de capitalisation du programme à partir des éléments de résultats des actions et des thématiques phares (recherche action). On donnera un avis argumenté sur la capitalisation en indiquant les processus de recherche-action sur des thèmes /situations qu’il serait pertinent de consolider, de réajuster/poursuivre dans une phase 3.
• Développer un argumentaire « atouts-contraintes » permettant de faire le bilan d’un programme « multi-pays » en identifiant les points d’intérêt pour prolonger cette approche (délimitation géographique, comparaisons territoriales, enjeux communs, logiques de co-opération (y compris transfrontalières et décentralisées), dynamiques Migration-Développement sur le « double-espace », etc.).
• Discuter et faire des recommandations sur l’évolution de la gouvernance et organigramme du programme multi-pays et multi-partenariat, pour augmenter l’efficience en 3ème phase.
• Identifier et souligner les éléments clefs justifiant du recours à l’instrument « convention programme (CP) » pour la troisième phase (dimension significative de l’action, concordance avec notre domaine d’expertise, articulation d’échelle territoriale / passage à l’échelle, partenariat avec l’AFD , production de connaissances, capitalisation/diffusion)

Un regard transversal permettra aussi d’analyser la valeur-ajoutée des liens effectivement créés avec d’autres programmes et actions menés par le Grdr dans la sous-région (notamment sur la thématique GRN-SA, le programme GCT-BFS et MAVILLE) et en Europe (ODD/OMD, Clubs « dynamique africaine » / « entreprendre au féminin », Ecole régionale des projets (ERP)) ainsi qu’avec d’autre programmes et actions menés par d’autres intervenants spécifiques [acteur dans la gestion des Ressources naturelle, membres des réseaux mentionné plus haut (collectif 5 deltas, acteurs de l’habitat), Etat, coopération bilatérale (UE, AFD, OIM, universités…].

I.2- Méthodologie proposée pour l’évaluation

Un comité de pilotage sera constitué pour cette évaluation : comprenant les principaux partenaires techniques financiers du programme ainsi que des personnes ressources, ce comité se réunira (au moins) trois fois (le recours à la vidéoconférence sera envisagé).

-Au début pour préciser les enjeux et les objectifs à partir de la méthodologie proposée par les évaluateurs (débat sur l’offre et point sur le calendrier permettant d’aboutir à une note de cadrage).
– Entre les ou après la mission(s) en Afrique pour restituer les premiers résultats/constats/bilan (pré-rapport de mission).
– A la fin pour restituer les grandes conclusions, produire des pistes et recommandations, avis sur le rapport finale.

L’équipe d’évaluation veillera à alterner les temps :

– De revue documentaire (cf. centre de ressources du Grdr compilant l’ensemble des documents produits dans le cadre du programme).
– D’entretiens avec les membres de l’équipe Grdr (France et Afrique) et les partenaires de l’action, notamment les OSC partenaires.
– De recueil de l’avis des autorités administratives et des services techniques impliqués dans les activités du programme aussi bien que des principaux partenaires financiers du programme (AFD, Ambassade/SCAC, FAP, UE, CFSI, PNUD/OIM, …), dans les régions et dans les capitales des trois pays ;
– D’animations de rencontre régionales ou sous régionales pluri-acteurs sur des thèmes prioritaires issus des 5 axes du programme (comité de pilotage de l’évaluation en France, rencontres spécifiques en région).
– Des études de cas spécifiques, permettant l’échantillonnage des actions à analyser. Le choix des cas spécifiques proposées par les évaluateurs et retenues lors de la réunion de cadrage de l’évaluation. Pour ce faire, la synthèse des activités conduites sera fournie aux évaluateurs (sources : rapports intermédiaires, fiches synthèses incluant les principaux indicateurs de suivi-évaluation). Le bilan global sera ainsi affiné à partir de ces études de cas ;
– De la participation aux « jeudi du littoral (juin 2021) ».

I.3- Calendrier suggéré pour l’évaluation

Suivant les attentes des principaux partenaires financiers (DPO de l’AFD à Paris, FAP, …), il est proposé de mener cette évaluation sur deux mois (juin à juillet) et en trois temps (les nombres de jours sont indicatifs) :
– Phase de cadrage – 6 jours (revue doc, entretiens préliminaires, réunion de cadrage, production des outils méthodo- échantillonnage, choix des études de cas, grilles d’entretiens…etc )
Livrable = note de cadrage et méthodologique avec calendrier de mission et outils
– Phase de collecte de données en France et sur le Littoral – 25 jours : entretiens et animations. Territoires à cibler en fonction des études de cas
– Phase de rapportage_ 10 jours : Analyse, rédaction et restitution
Livrable= rapport d’évaluation et note de synthèse

A noter : Dans la mesure du possible, les évaluateurs seront disponible pour participer (virtuellement) à certaines sessions des « jeudi du littoral » (juin 2021), série de 3 tables rondes (téléconférences) destinées à mettre en perspective les axes de réflexion et d’action du programme.

II. Modalités pratiques, rendus, contacts, procédure pour candidater…

II.1- Profil des candidats

L’équipe devra adopter une démarche d’animation la plus possible participative (temps collectif, focus group) afin de s’assurer une exhaustivité des points de vue et de garantir la pertinence des recommandations (cf. III.2).

Une équipe de deux consultant(s) – ouest-africain(s) et/ou européen avec des profils complémentaires et des :
– Compétences en suivi-évaluation de programmes de développement local dans un contexte de solidarité internationale ;
– Connaissances et expériences sur les pratiques de développement local, de gestion durable des ressources naturelles, de développement économique local, d’aménagement du territoire, de démocratie participative et intégration du genre.
– Bonne connaissance du littoral ouest africain et des enjeux territoriaux actuels
– Savoir-faire avéré en termes de maniement des différents outils d’animation d’évaluation : focus group pluri-acteurs, entretiens semi-directifs, cartographie participative, etc ;
– Expériences d’analyse des partenariats multi-acteurs ;
– Expériences professionnelles avérées dans au moins 1 des 2 pays d’intervention ;
– Bonne maîtrise du français, à l’écrit comme à l’oral, et bonne capacité de synthèse. La connaissance du portugais ou du créole serait appréciée.
A noter :
– La répartition des Hommes/Jours sera fonction de la méthodologie proposée : néanmoins, la validation nécessaire de cette méthodologie par le comité de pilotage recommande une grande souplesse à l’équipe de réalisation de cette évaluation.
– Les règles de sécurité pourront influer sur les missions dans les régions.

II.2- Articulation Consultant / Coordinateur du programme

– Le coordinateur du programme et le référent S/E du Grdr seront les principaux interlocuteurs de l’équipe de consultants durant la durée de l’évaluation (mise à disposition des ressources calendrier…).
– Le comité de pilotage validera le choix des méthodes d’animation (en amont) et le rapport final (en aval).
– Pendant la/les missions en Afrique, l’équipe d’évaluation sera responsable de l’animation. Les coordinateurs des cellules du Grdr seront alors leurs principaux interlocuteurs respectifs pour adapter les outils d’animation, organiser les entretiens et les focus group, mener les missions d’observation…

II.3- Rendus attendus

– Au début de la mission : pour le premier comité de pilotage, une offre méthodologique (8 p. maximum) comprenant une note de cadrage (4 p.) et répondant aux attentes exprimées dans ces TDR et présentant sur la base de la revue documentaire, les premières hypothèses qui guideront les investigations des évaluateurs dans chaque territoire.

– Un rapport d’évaluation en version informatique et papier (60 p.) : une 1ère version provisoire à soumettre au comité de pilotage entre ou après la/les missions en Afrique et une version finale en fin de processus : la version finale intégrera les remarques du COPIL.

– A la fin, une synthèse (5 à 8 pages maximum).

II.4- Procédure pour déposer une offre, modalités d’évaluation.

Les offres doivent être envoyées avant le 10 mai 2021 à 18hGMT à julia.rerolle@grdr.org et yvan.lecoq@grdr.org avec pour objet : «Candidature_Offre évaluation PGCEL 2».

Elles devront comprendre :

• Une offre technique comprenant :

o Une note de compréhension des TDR ;
o Une note de présentation de l’équipe de consultants illustrant sa plus-value et son adéquation avec la prestation, accompagnée des CV de 5 pages maximale dans lesquels seront surlignés les activités conduites les 5 dernières années qui illustrent la qualification pour conduire les activités proposées.
o Une note présentant les différentes étapes de la démarche d’évaluation avec, pour chaque étape, les livrables envisagés (type, contenu).

• Une offre financière détaillée libellée en euros faisant apparaître l’ensemble des rubriques, coûts unitaires, nombre d’unités…

Les offres seront évaluées techniquement selon la grille suivante.

Points de l’offre technique Pondération
Note de compréhension des TDR 10
Adéquation équipe de consultants avec la prestation 20
Présentation des étapes de la démarche d’évaluation et des livrables envisagés 20

Si les offres reçues rentrent toutes dans l’enveloppe disponible, la meilleure proposition technique sera retenue.

ANNEXES
ANNEXE N°1 : Contexte prévalent dans les pays d’intervention du programme ;
ANNEXE N°2 : Cadre logique contractuel ;
ANNEXE N°3 : Carte des territoires pilotes et leurs caractéristiques principales (mars 2021) ;
ANNEXE N°4 : liste des initiatives (co)-portées par le Grdr renforçant, élargissant et pérennisant le dispositif PGCEL 2 (cofinancements).
ANNEXE N°5 : Rapport d’activité du Grdr 2019 et organigramme (p. 48).

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