APPEL D’OFFRES – ÉVALUATION INTERMÉDIAIRE DU PROJET JEUNES EN VIGIE

Depuis sa création, Equipop a animé et développé des partenariats dans la durée tout en diversifiant son travail de soutien aux associations et activistes pour répondre à l’ensemble des besoins exprimés : du renforcement organisationnel à l’action collective. L’accompagnement des partenaires et les dynamiques d’apprentissage occupent donc une place importante dans la stratégie globale de la structure ainsi que dans les projets menés.

 

Le projet Jeunes en Vigie est mis en œuvre dans 2 pays de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso et le Sénégal.

 

Au Burkina Faso et au Sénégal, la situation et les indicateurs (rarement désagrégés par sexe et par âge) sont particulièrement préoccupants pour les adolescentes et jeunes femmes (AJF) en termes d’accès à des services de santé de qualité et de droits en santé sexuels et reproductifs (DSSR). Ils sont environ 11,8 millions entre 15 et 24 ans à vivre avec le VIH/SIDA. Chaque jour, près de 6000 jeunes de 15 à 24 ans contractent le VIH (référence). Cette catégorie de la population est aussi, selon l’OMS, des populations particulièrement à risque d’infection palustre et, ce risque est accru lorsqu’elles sont enceintes. Or, les AJF burkinabé et sénégalaises sont nombreuses à commencer tôt leur vie procréative avec des conséquences, non seulement en termes de transmission du VIH mère-enfant mais également de morbi-mortalité maternelle, néonatale et infantile ; à 19 ans, 57 % des burkinabé et 34 % des sénégalaises ont déjà eu un enfant ou sont enceintes.  Cette situation relève aussi de facteurs juridiques et socio-culturels qui contribuent à maintenir les AJF dans une situation de vulnérabilité et à limiter leur capacité d’action et de décision : tabou de la sexualité, violences basées sur le genre, relations de pouvoir inégalitaires entre hommes et femmes et entre adultes et jeunes.

 

Dans ce contexte, malgré les engagements des autorités nationales et les avancées dans la lutte contre le VIH/Sida-Paludisme-Tuberculose et plus largement pour les DSSR, les services socio-sanitaires n’offrent que très rarement des réponses adaptées aux besoins des AJF qui font face à des attitudes moralisatrices et des pratiques discriminatoires en matière d’informations, de conseils, d’offres de moyens de prévention et de soins ainsi que de prise en charge médicale et psychosociale.

Il existe aujourd’hui un consensus sur la nécessité de mieux prendre en compte ce public dans la lutte contre les trois pandémies, pour le respect des DSSR et sur l’effet levier que cela pourrait constituer en faveur de la résilience des systèmes de santé (référence).

 

Les « bénéficiaires », acteurs clefs

 

Ce projet touche directement deux catégories d’adolescentes et jeunes femmes (AJF) :

  • Les auditrices : 90 adolescentes et jeunes femmes (15 par district d’intervention) au Burkina Faso et au Sénégal. Elles ont été formées sur les thématiques relatives au DSSR et 3 pandémies, sur les méthodes d’audit social et en média training. Ce sont les actrices clés du projet et sont celles qui portent l’audit social à toutes les étapes.
  • Les 6 brigades de 80 adolescentes et jeunes qui seront sensibilisées et informées sur leurs droits en matière d’accès à la santé et accompagnées dans la conduite d’action de mobilisation sociale pour les faire valoir (phase 2 du projet).  Recrutées parmi les bénéficiaires d’associations récipiendaires et parmi d’autres actions ou regroupements formels ou informels locaux, elles seront après le projet des référentes dans la communauté à même d’accompagner leurs pairs.

De plus, le projet est directement dirigé vers :

  • Les prestataires et structures de santé : dans chaque district d’intervention, 30 personnels socio-sanitaires des structures de santé de la zone sont accompagnés afin d’identifier et de répondre aux besoins spécifiques des AJF. Du côté des structures de santé, la direction sera systématiquement impliquée afin d’impulser le changement de pratique en faveur des besoins des adolescentes et jeunes.
  • Les décideur·ses clés au niveau national et les détenteur·rices d’enjeux au niveau local (conseil municipal, direction de la santé, direction des structures de santé, enseignant·e·s, directions des associations récipiendaires ou sous récipiendaires du Fonds, etc.) responsables politiques et autorités locales et nationales : dans chaque district et dans chaque pays, elles et ils seront impliqué·e·s afin qu’elles et ils soient les premièr·e·s à entendre les recommandations qui émanent des audits et qu’elles et ils les mettent en œuvre.

 

Dispositif de suivi et d’évaluation du projet

 

Le·la·les consultant·e·s aura/ont pour rôle premier, d’aider les membres du consortium à prendre du recul sur les premiers mois du projet (phase 1) et de formaliser sur papier les expériences de chacun.e des membres pour faire ressortir des recommandations pour la suite du projet et pour des futurs projets d’audit social. Une position de faciliteur·rice·s est également attendue lors des ateliers d’évaluation.

 

Moyens

 

Humains : expertise recherchée 

 

Dans le cadre de cette l’évaluation intermédiaire, Equipop recherche un·e consultant·e qui au minimum un bac+5 en sciences sociales, suivi-évaluation ou gestion de projet

  • Une bonne connaissance des thématiques DSSR et des 3 pandémies
  • Une bonne compréhension des notions d’empouvoirement des jeunes filles
  • Une bonne expérience en audit social
  • Une connaissance des approches orientée changement
  • Une bonne connaissance des réalités socio-culturelles du Burkina Faso et du Sénégal
  • Une expérience en développement de modules de formation

Son expertise permettra d’évaluer tout le processus de mise en œuvre du projet de la conception des modules à l’analyse des données pour une durée de 30 jours. Le·la consultant·e doit être en mesure d’apporter un regard critique sur la collecte de données qualitatives et quantitatives afin de formuler les recommandations nécessaires à la poursuite de la mise en œuvre du projet.

 

Logistique 

 

Dans l’exécution de cette évaluation intermédiaire, le·la consultant·e devra prendre en charge et inclure toutes les dépenses y afférents dans ces honoraires et organiser les activités suivantes :

  • Les entretiens préliminaires avec les membres de l’équipe projet organisations membres du consortium, les prestataires et les auditrices
  • Deux ateliers multipartenariaux (1 au Burkina Faso et un autre au Sénégal
  • Préparation des livrables

Les ateliers sur l’approche orientée changement seront organisés et pris en charge par Equipop. Dans la mesure du possible la présence du de la consultant·e serait demandée afin de suivre les échanges pour renforcer le recueil des données sur l’empouvoirement des jeunes filles.

 

Financiers 

 

L’enveloppe de cette consultance s’élèvera à €20 000 pour une durée de 30 jours de la période du 01 octobre au 31 décembre. Veuillez nous fournir un budget détaillé qui reprend les différentes activités citées ci-dessus ainsi que vos honoraires, vos billets d’avions, per diem, transport et hébergement.

 

Conditions de l’appel d’offres

 

  1. Une offre technique comprenant :
  • La compréhension et une analyse des enjeux de l’évaluation à mi-parcours
  • Une proposition détaillée de la méthodologie qu’ils·elles se proposent de mettre en œuvre (étapes, acteurs et actrices à mobiliser, réunions et restitutions, méthodologie de collecte d’information et de consultation, documents produits, articulation avec les commanditaires). 
  • Les consultant·e·s proposeront également, dans leur offre de services, la répartition du nombre de jours de travail aux différentes étapes de l’étude (et entre chaque consultant·e dans le cadre d’une équipe de consultant·e·s). 
  • CV actualisé avec les éléments pertinents pour la mission surlignés
  • Identité physique et fiscale du soumissionnaire (copie du registre de la chambre du commerce et du Numéro d’identification fiscal et si applicable, preuve d’assujettissement à la TVA) ;

 

  1. L’offre financière, comprenant :

Les honoraires, le nombre total de jours de prestation et toutes les dépenses liées à la prestation de service.

Les propositions seront évaluées sur la base des critères suivants :

  • Bonne compréhension des enjeux du projet 20 points 
  • Méthodologie proposée 30 points 
  • Expérience dans des projets similaires 10 points
  • Connaissances des réalités socio-culturelles du Sénégal et du Burkina Faso 10 points
  • Efficience dans l’élaboration du budget 15 points 
  • Budget en adéquation avec la méthodologie 15 points 

 

Le dossier de demande doit être constitué :

  •   d’une offre technique et financière
  •   du NINEA
  •   du relevé d’identité bancaire

 

Merci d’envoyer votre candidature au plus tard le 1er septembre 2022 et de l’adresser par courrier électronique, avec pour Objet AOEI/JEV2022 à Ndeye Marième Ly Diagne, mariemely.diagne@equipop.org, Jeanne Fournier jeanne.fournier@equipop.org et Stevie Reine Yameogo stevie.yameogo@equipop.org

 

 

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