Trois artistes sahéliens engagés dans la gestion durable des terres

Trois artistes sahéliens engagés dans la gestion durable des terres

La musique est le nouveau canal choisi pour sensibiliser largement à la gestion durable des terres au Sahel. Le Réseau Sahel Désertification a ainsi collaboré avec trois artistes sahéliens : Joey le Soldat, Mariam Koné et Kildjate Moussa Algade.

 

 

Joey le Soldat au Burkina Faso, un rappeur au message positif

« Les jeunes pensent que être paysans c’est mal vu ; c’est une question de mentalité car l’agriculture n’a pas été valorisée. »

Fils d’un militant indépendantiste et petit-fils de tirailleur, son histoire et celles qu’il chante sont intrinsèquement liées à ce « Pays des hommes intègres », le Burkina Faso.

 

Mariam Kone au Mali, allie modernité et traditionnel

Cette auteur-compositeur interprète a étudié la musique à Bamako, au Mali. Les programmes d’échanges auxquels elle a participé lui ont permis de se produire dans de nombreux spectacles à travers le monde, avant de gagner en 2012 le concours « Les Talents de la Cité » du Festival sur le Niger de Ségou, sous la houlette de Cheick Tidiane Seck. S’ensuit alors un premier album inspiré par les instruments traditionnels. Pour ce titre, Mariam allie français et Diaoula.

 

Kildjate Moussa Algade au Niger, la transe du désert

En vrai musicien, Kildjate Moussa Albade, nigérien originaire de Niamey, a déjà parcouru le monde. Comme bassiste de Bombino, grand nom de la guitare touareg d’abord, puis lors de tournées européennes avec sa propre formation, Tisdass. Dans la mouvance du blues touareg, mondialement connu depuis les premiers albums de Tinariwen, le jeu de Moussa se différencie par un groove énergique proche de la transe.

 

 


Traduction des paroles : 

Le développement d’un pays dépend de sa Nation.
Si un sahélien décide de s’immigrer, c’est pour fuir la guerre, la misère au pays en crise, se donner une chance ailleurs pour sauver sa face.
Mais si toi tu décides de le faire, pourquoi fuir cette réalité et pourquoi ne pas rester exploiter cette richesse qui fait notre terre mère.
Nous n’avons pas besoin d’aller dans les villes pour travailler, ni survivre.
Car Dieu nous a donné des terres riches pour l’agriculture.
Alors chers frères et sœurs, restons chez nous et cultivons nos terres pour combattre et développer nos pays.

Les jeunes en zones arides, initiateurs du monde rural de demain 

Ces clips de sensibilisation à la gestion durable des terres ont été réalisés à destination des organisations de la société civile active auprès des communautés rurales en zones arides. Il vise à leur permettre d’animer le dialogue avec les populations et plus particulièrement avec les jeunes, pour qu’ils donnent leur vision du monde rural de demain.

Ces clips vidéos ont été réalisés dans le cadre d’un projet porté par le Réseau Sahel Désertification (ReSaD). Ce réseau est coordonné par l’association CARI. Les plateformes nationales membres du ReSaD ont chacune participé à la production du clip de leur pays : le GCoza pour le Mali, le CNCOD pour le Niger et le SPONG pour le Burkina Faso. Le GTD réfléchi actuellement au montage d’une collaboration avec un artiste français.