Sommes-nous sur la voie des objectifs de développement durable ?

Sommes-nous sur la voie des objectifs de développement durable ?

A l’occasion du deuxième anniversaire de l’adoption des 17 objectifs de développement durable par les 193 États membres des Nations unies, Coordination SUD s’interroge sur la réalisation de ce programme mondial… Nous sommes à 4840 jours de réaliser cet impératif collectif. Où en sommes-nous en France ? Coordination SUD appelle le gouvernement à mettre en œuvre l’agenda mondial pour le développement durable de façon concrète, cohérente et inclusive.

Le contexte international est trouble, marqué par des tensions, une tendance au repli de certains Etats sur eux-mêmes, le renforcement des inégalités en France et dans le monde et les effets du changement climatique de plus en plus visibles. Pourtant, une déclaration internationale engageant tous les pays, les entreprises, les acteurs de la société civile et les territoires projette une vision aux antipodes de ces crispations. Les objectifs de développement durable (ODD) dessinent une feuille de route commune à l’horizon 2030 pour assurer la paix et la prospérité pour les peuples et la planète, avec l’ambition de « ne laisser personne de côté ». Cette déclaration traduit de façon concrète les conclusions du Sommet Rio+20 les nécessités d’un développement partagé et équitable, les limites environnementales, les droits et la dignité de chacun.e. Cet Agenda 2030 demande des transformations importantes des approches politiques, techniques et économiques dans tous les pays.

Quelle voie prendrons-nous ?

La France n’a cependant pas mis en place de plan pertinent et efficace. Deux ans sont passés depuis la signature des ODD par les États et la société civile doit toujours rappeler à la France l’importance d’impulser une stratégie crédible visant à mettre en œuvre ces 17 objectifs. Des engagements prometteurs avaient pourtant été exprimés il y a un an à la tribune des Nations Unies : mise en place d’un plan d’action interministériel pour mobiliser l’ensemble des acteurs publics à la mise en œuvre de ces objectifs ambitieux ; création d’une structure de gouvernance nouvelle impliquant tous les acteurs pour permettre un suivi transparent et formuler des recommandations ; création d’une structure de gouvernance nouvelle impliquant tous les acteurs pour permettre un suivi transparent et formuler des recommandations ; mise en place d’outils de sensibilisation des citoyens aux impératifs du développement durable. Aucun de ces 3 chantiers n’a avancé en plus d’un an.

Où en est-on ? La nomination de Nicolas Hulot a représenté un espoir à double titre pour les acteurs de la société civile engagés sur cet enjeu : prise en compte des interconnections entre questions environnementales, sociales et économiques reflétée par le nouvel intitulé du ministère (transition écologique et solidaire), et clarification du rôle du ministre dans la mise en œuvre des ODD. Toutefois, en l’absence d’impulsion politique de haut niveau et de directive claire donnée à l’administration, les chantiers précédemment cités n’ont pas avancé. Situation d’autant plus frustrante que de nombreux acteurs se sont saisis rapidement de la logique de cet agenda et des impératifs transversaux du développement durable, qu’il s’agisse de territoires, d’initiatives citoyennes, d’actions associatives ou d’efforts de la part d’acteurs économiques pour adopter des politiques de responsabilité sociale et environnementale à la hauteur des ODD.

Nous, acteurs de la société civile dans toute sa diversité, appelons l’Etat à engager urgemment la mise en œuvre de l’agenda mondial pour le développement durable de façon concrète, cohérente et inclusive, condition nécessaire à l’émergence d’une dynamique réellement collective autour des ODD et à la création de leviers permettant de démultiplier l’impact des transformations nécessaires.

 

Six éléments clés pour aller vers un succès et une reconnaissance de la contribution de la France aux objectifs de développement durable

  • Une gouvernance claire, transversale, engageant l’ensemble des politiques publiques et portée au plus haut niveau afin de prendre en compte les interconnections entre questions environnementales, sociales et économiques, lutter contre la pauvreté, les inégalités et le changement climatique dans tous les champs d’actions ;
  • Un plan d’action basé sur une évaluation de la situation de la France et de ses positions dans la sphère internationale en regard des impacts recherchés au sein des cibles définies par les objectifs de développement durable ;
  • Un plan d’action établi avec la participation de l’ensemble des acteurs : locaux et nationaux, des sphères publiques, économiques et de la société civile de manière à refléter toutes les perspectives et permettre l’engagement de toutes et tous, y compris des personnes les plus défavorisées ;
  • Co-construire un dispositif de suivi et d’évaluation reposant sur des données tant quantitatives (indicateurs) que qualitatives, fondé sur une démarche participative, pour juger collectivement de l’avancement de ce plan d’action au regard des enjeux et de ce qui compte pour les citoyens. Il s’agit de sensibilisation, d’inclusion et de mobilisation comme de redevabilité et de progrès vers l’atteinte des objectifs de l’Agenda 2030 ;
  • Porter ce plan à la connaissance de la communauté internationale et le relier aux propositions des autres Etats, au sein de l’Union Européenne et au-delà ;
  • Etablir un suivi périodique et proposer des correctifs afin de rester mobilisé sur l’atteinte des résultats.

 

Comment les ODD renforcent leurs actions et quelles sont leurs contributions à l’Agenda 2030 ?

WECF France : des femmes agricultrices dans le sillage des ODD pour une alimentation durable

A l’échelle des territoires, de nombreuses initiatives démontrent que la mise en œuvre des Objectifs du Développement Durable (ODD) est possible, concrète et déjà en cours. A travers quelques exemples de femmes agricultrices en Savoie, Ain et Haute-Savoie, nous montrons comment les ODD sont connectés les uns aux autres, et comment un projet d’agriculture durable (ODD 2) répond à de nombreux autres ODD.

 

Anaïs Renoud, agricultrice dans l’Ain, produit des plantes aromatiques et médicinales. Elle est cheffe de son exploitation (ODD 5). Grâce à sa production de plantes sans produits chimiques et certifiés Agriculture Biologique (ODD 12), elle contribue à la préservation et à la promotion de la santé (ODD 3). Pour rentabiliser son entreprise (ODD 8), Anaïs diversifie son activité. Elle assure ainsi la transformation et la vente de ses produits. La vente directe lui permet aussi de tisser des liens avec les consommateurs (ODD 11). Anaïs assure une gestion globale de la ressource en eau, avec la création d’une mare (ODD 6) alimentée par l’eau de pluie et utilisée pour l’arrosage. Elle contribue à préserver la fertilité la et biodiversité des sols (ODD 15). Enfin, grâce à son choix de travailler essentiellement à la main, elle contribue à une agriculture indépendante des énergies fossiles (ODD 7).

 

Marie Curtet travaille en Savoie, en viticulture, sur 5 hectares de vignes. Elle a créé une EARL avec son époux Florian pour assurer une participation entière et effective des deux membres du couple à tous les niveaux de décision (ODD 5). Les vins de Marie et Florian sont résolument inscrits dans une production durable (ODD 12). Ils répondent aux appellations Vins Nature et AOP Savoie ; ils sont certifiés Agriculture Biologique et en cours de labellisation DEMETER.
Leurs cultures sont uniquement travaillées avec des traitements naturels et homéopathiques (ODD 3). Suite à de très fortes sécheresses (ODD 13) ils ont adopté une attitude résiliente et adopté des techniques agricoles contribuant à l’humidification des sols (ODD 6). Cela a également contribué à la réintroduction de nombreuses espèces végétales et animales, et à la restauration de l’écosystème (ODD 15). Marie et Florian ont à cœur d’accueillir des stagiaires, pour transmettre leur savoir-faire (ODD 4). La rentabilité de leur activité (ODD 8) est assurée par la vente à l’export, ce qui leur a permis de créer deux emplois réguliers.

Camille Mesmin élève des brebis et des vaches laitières en Haute Savoie. Elle est cheffe d’exploitation en GAEC avec son mari (ODD 5). Camille privilégie des pratiques agricoles résilientes (ODD 2), comme le travail avec des races d’animaux adaptées à la moyenne montagne et le pâturage une majeure partie de l’année. Camille a mis au point une gestion optimisée et durable de sa production (ODD 12), en adaptant la fabrication de ses produits en fonction des ventes pour limiter les invendus et le gaspillage. Elle assure ainsi sa rentabilité en diversifiant son activité par l’élevage, la transformation et la vente (ODD 8). Elle a donc construit une fromagerie dans sa ferme, pour relocaliser son activité (ODD 9) et vend toute sa production en vente directe (ODD 11). Le partage d’expérience et la transmission de savoirs sont pratiqués au quotidien par Camille qui accueille stagiaires et des wwoofers (ODD 4). Enfin, à travers son activité syndicale, Camille contribue à la connaissance et à l’amélioration des droits de chacun (ODD 16).

Isabelle Vial-Dury est cheffe d’exploitation de sa structure (ODD 5) de production de plantes médicinales (ODD 3) en Savoie. Ses produits sont certifiés Agriculture Biologique (ODD 12) et produits selon des techniques qui maintiennent la fertilité des sols (ODD 15). Grâce au terrassement, elle évite l’érosion des sols et permet une meilleure infiltration de l’eau (ODD 6). Isabelle a mis en place un
réseau de visite à la ferme avec des collègues du parc des Bauges (ODD 11). Par le biais de ces visites et de son jardin pédagogique, elle informe les curieux sur son activité et la découverte de l’écosystème local (ODD 4).

En parallèle, Jacques, son mari, élève des ânes qu’il loue pour des alpagistes et randonneurs (ODD 8). Les ânes sont utilisés aussi pour le tractage, ce qui contribue à rendre l’activité d’Isabelle moins dépendante des énergies fossiles (ODD 7).

Isabelle est engagée dans le syndicat des simples dans le but de réinstaurer un statut de paysan herboriste (ODD 1). Enfin, elle échange avec des paysans béninois et burkinabés, dans le cadre des activités de l’association Fermes du monde (ODD 10 / 17).

De nombreuses autres initiatives existent, de personnes engagées, dans leur vie quotidienne ou dans leur activité professionnelle pour construire un monde plus sain, durable et équitable, pour toutes et tous. C’est grâce à un message politique fort, porté au plus haut niveau, et accompagné de moyens pour sa mise en œuvre à tous les niveaux, que nous parviendrons, ensemble, à ces objectifs du développement durable à l’horizon 2030.

Les objectifs 1 à 6

 

En Gironde : quand des étudiants s’emparent des ODD pour repenser notre société ! C’est plus qu’un programme scolaire…

Dans le cadre d’un partenariat entre l’Université Bordeaux Montaigne et Conseil Départemental de la Gironde (via l’Agenda 21), des étudiants ont été amenés à réfléchir à la territorialisation des Objectifs de Développement Durable universels. Ils ont utilisé leurs compétences de géographes et réfléchi à des outils innovants pour permettre la médiation entre les ODD, le grand public et des professionnels.

Système d’informations géographiques pour aider à la prise de décisions, jeux de sociétés pour fabriquer une société qui reflète les 17 ODD, concours d’éloquence… Ces jeunes ont souhaité faciliter la prise en main des ODD. Car pour eux, cela veut dire quelque chose. Un futur viable et agréable. L’écho de leurs convictions en termes d’avenir et développement. « Il faut que nos choix reflètent nos espoirs et non nos peurs », précise Raynald. Et ils l’expriment, le déclinent en récit, parfois en rime…

Pour parler d’inégalités (ODD 10), Adrien porte un regard juste, sur un quotidien qu’il observe tous les jours dans l’une des rues les plus commerçantes d’Europe. « Les pauvres tirent les riches vers le bas. Ils tirent et ils attirent leur regard qui parfois descend des vitrines vers le caniveau pour constater qu’au pied du mannequin, fort joli mais figé, vit une personne moins bien habillée certes, mais dont le sourire est véritable et ne cherche qu’à être partagé […] les inégalités, les vraies, celles qui font que des gens vivent dans la rue, que des femmes n’ont pas le droit à la parole, que des enfants sont privés d’école pour faire la guerre… Ces inégalités, vous comme moi, nous pouvons nous y atteler. Et si nous sommes tirés vers le bas, ce sera pour nous rendre compte que l’humanité se vit à tous les étages ».

Et pendant ce temps-là, Noémie martèle « un PDG d’une grande société industrielle, par exemple, peut agir à sa juste valeur, au même titre qu’un simple propriétaire terrien qui dispose d’une pompe à chaleur chez lui ». L’ODD Industrie, Innovation et Infrastructure met en lumière les convictions profondes d’adaptation qui recourt à l’innovation afin de pérenniser aux mieux nos ressources. Ainsi, l’exemple remarquable de Darwin une friche urbaine qui fût rénovée, révèle des nouvelles méthodes innovantes.

Mais si vous me le permettez / je dirai que je suis, moi l’éducation de qualité, / pour tous, sans préjugé/ le quatrième ODD mondial, celui du bien-être social / non pas un devoir mais un destin / Alors prenons-le en main… conclut Élodie. CQFD, qu’aurait-on envie de rajouter.

Pourtant, l’ambivalence, les incohérences demeurent, et Arnaud nous démontre par l’absurde que si nous continuons les promesses sans mise en œuvre derrière nous n’y remédierons pas. Et tant d’autres exemples tous autant créatifs, qui replacent les ODD dans nos vies, dans leurs espoirs…

A retrouver sur le site qu’ils ont conçu

 

4D et les Petits Débrouillards Ile de France

4D et les Petits Débrouillards agissent dans des quartiers populaires pour parler des transitions écologiques. Les retours d’expériences pointent systématiquement la difficulté d’embarquer massivement les citoyens dans la transition écologique, qui plus est dans un contexte économique et social difficile. Déjà beaucoup de nos concitoyens perçoivent que les initiatives des habitants se multiplient et ébauchent d’autres modes de vie (notamment covoiturage, sites de vente d’occasion, jardins partagés…) Mais c’est souvent renforcer leur scepticisme que de ne regarder que du côté des pratiques citoyennes.

Lors d’un atelier avec les adultes mené au centre social de Tanger dans le 19ème arrondissement de Paris l’hiver dernier, nous avons travaillé à partir de récits de familles prospectifs en 2030-2050. Ils transposent les scénarii posés sur la table lors de la COP 21 à l’échelle individuelle. Ce que nous pourrons manger, où nous vivrons, quels seront les loisirs, nos déplacements… si tout est mis en place pour rester dans un scénario +2 degrés. Nous utilisons les ODD pour renforcer la cohérence, et les articulations avec les politiques publiques, les évolutions industrielles de marché… Et pour renforcer les dimensions éducation, santé, consommation… c’est une grille de lecture pour le contenu de nos programmes. Les ODD renvoient aux modes de vie. C’est aussi une légitimité à des futurs durables et désirables : ce ne sont pas des élucubrations utopistes mais le fruit de travaux, de négociations parfois compliqués impliquant des États, les entreprises, des ONG, des territoires…

Nous faisons ainsi référence à la mobilisation autour de l’Agenda 2030, aux différentes mises en œuvre dans des collectivités, dans des pays, au sein de politiques d’entreprises… pour montrer déjà la prise de conscience. Ne laisser personne de côté n’est pas un vain mot. Parfois, si vous voulez mobiliser des personnes qui se sentent déjà délaissés par la “chose” publique, il faut pouvoir s’appuyer sur une fenêtre d’espoir. Le pire est bien sûr lorsque l’on crée des déceptions. C’est nourrir le cynisme.

Pour le moment, nous sommes encore dans la possibilité d’agir, d’avancer. Aujourd’hui ces habitants du 19ème arrondissement ont proposé des projets au budget participatif de la ville de Paris et l’un deux a été retenu pour être proposé aux votes des citoyens : des parcours sportifs producteurs d’énergies renouvelables. Pour nous, l’enjeu est aussi celui de renforcer les capacités de chacun. Et donc de regarder les ODD non pas dans un processus descendant des institutions vers les gens, mais comme des outils pour que les citoyens façonnent leur vie, s’inscrivent dans une résilience face aux différents stress identifiés au sein de l’Agenda 2030. La résilience permet ainsi d’affirmer la nécessité d’un apaisement de la société, de moins d’inégalités et de perspectives offertes à tous. Les ODD permettent une lecture dans laquelle le renforcement de la cohésion sociale peut s’ancrer à l’échelle micro-locale et la dépasser, par leur universalité.

Pour soutenir le projet des parcours sportifs producteurs d’énergie renouvelable

 

Les objectis 7 à 12

GERES : Prendre en compte les interconnections Nord/Sud pour plus de solidarité climatique !

Créé en 1976, le GERES est une association à but non lucratif dont les actions visent à améliorer les conditions de vie des populations les plus pauvres par la mise en œuvre de projets qui réduisent la précarité énergétique, préservent l’environnement et limitent les changements climatiques et leurs conséquences.

L’association déploie des solutions énergétiques et environnementales innovantes en adaptant ses interventions aux différents contextes socioculturels en Europe, en Afrique et en Asie et en privilégiant une approche professionnelle de la solidarité. Ses actions sont toujours menées en partenariat avec les acteurs locaux. Il s’agit d’une démarche ouverte sur les coopérations avec les entreprises et les pouvoirs publics et qui vise à rendre les bénéficiaires acteurs du développement de leur territoire, par l’échange d’expérience, le transfert et l’appropriation des technologies.

Plus d’information sur : www.geres.eu

Les actions terrain du GERES d’accompagnement et de soutien du développement bas-carbone des populations les plus vulnérables participent à 10 des objectifs de développement durable (ODD). Afin d’engager les acteurs de la société civile et les citoyens en France, le GERES s’est approprié les ODD comme un outil de plaidoyer et de mobilisation.

Le GERES a associé les ODD à la cause de la Solidarité climatique qui invite à plus d’équité dans la lutte contre les changements climatiques. Elle propose une action juste et cohérente, une ouverture d’esprit et de cœur pour un avenir commun meilleur. Elle se veut une cause universelle que chacun peut s’approprier. L’idée défendue est qu’en agissant ICI pour le climat, nous avons un impact positif LÀ-BAS sur les conditions de vie des populations les plus vulnérables face aux changements climatiques.

L’utilisation des ODD permet au GERES de montrer que la lutte contre les changements climatiques est un enjeu central (lien ODD / climat). Le constat est qu’il est impossible d’atteindre l’ensemble des ODD sans participer activement à la lutte contre les changements climatiques et l’atteinte des ODD sont nécessaires à l’adaptation face à l’urgence climatique.

Le mouvement de la Solidarité climatique fédère ainsi des entreprises, des collectivités et des associations qui souhaitent mobiliser les citoyens autour d’un million d’actions pour le climat ICI pour soutenir 1 million d’acteurs du développement bas-carbone LÀ-BAS. Ils participent donc à l’accélération de la transition sociétale et écologique en associant leurs parties prenantes (collaborateurs, consommateurs, habitants, citoyens) à leurs stratégies RSE ou plan climat. Et surtout, ces acteurs de la société civile se mobilisent aux côtés du GERES pour rappeler que nous ne sommes pas tous égaux face aux changements climatiques. Les populations les plus vulnérables subissent de plein fouet les effets du dérèglement du climat. La lutte contre les changements climatiques doit s’inscrire dans un élan d’équité et de fraternité entre les peuples du monde entier.

Plus d’informations sur : www.solidariteclimatique.org

 Les objectifs de 13 à 17

 

B&L Évolution : Donner une vision claire, un cadre et des modes d’actions pour que chaque acteur puisse s’y référer

Le succès de l’Agenda 2030 réside dans la contribution de l’ensemble des acteurs, tant privés que publics. Cela implique la construction d’une stratégie de transformation vers de nouveaux modèles économiques durables, incluant différents pans sociétaux. Il nous est donc apparu nécessaire de travailler en particulier avec les directions générales, du développement durable et les élus sur l’identification des parties prenantes et des enjeux. Et nous avons pu constater que les ODD ont la capacité de renouveler les partenariats et de faire émerger des projets innovants.

En France, certaines régions ont commencé à s’investir comme la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais, près de Grenoble, que nous avons accompagnée à travers son projet Territoire durable 2020 (lien vers l’étude : http://bit.ly/2pC5ZvB). Cette collectivité locale a choisi de s’appuyer sur les ODD pour faire dialoguer les acteurs économiques de son territoire au sein d’un club RSE. Les ODD offrent un langage commun et aident à définir les priorités ainsi que les points forts et faibles de la collectivité. Nous avons pu observer les complémentarités entre la collectivité et les entreprises locales. Ces dernières sont engagées, par exemple, sur l’ODD 5 concernant l’égalité entre les sexes, sur l’ODD 13 sur le climat ou l’ODD 12 sur la production et la consommation responsables. La collectivité de son côté, mène des projets entre autres pour l’ODD 11 sur les villes durables, l’ODD 10 sur la réduction des inégalités ou encore sur l’ODD 14 sur la biodiversité aquatique. La feuille de route des ODD a conforté le sens de l’action collective et la construction d’un futur commun et durable : ils aident à se projeter sur le long terme.

Intégrer les ODD aux stratégies développement durable et RSE est l’enjeu du Guide pratique de contribution aux ODD que nous avons élaboré avec le Global Compact France, la CNCDH et l’association 4D à destination des TPE, PME et grands groupes. Nous avons également publié la première étude sur la prise en compte des ODD par les entreprises du CAC 40 en 2016. La mise à jour 2017 de cette étude est publiée le 25 septembre. Les premiers résultats de cette enquête nationale mettent les actions initiées et ce dans différents secteurs d’activité : étude de leur contribution actuelle aux ODD, innovation dans les produits et services et/ou par la coordination avec les parties prenantes ainsi que la mise en place d’actions de management.

Le suivi des 17 ODD et des 169 cibles s’appuie sur une liste de 244 indicateurs internationaux. Le rapport annuel de suivi et d’examen des indicateurs des ODD doit être approprié par les acteurs et doit les associer.

Téléchargez le guide : http://bit.ly/2xjv6ZQ.

 

 

Cette action a été initiée par les associations 4D et Coordination SUD.

Organisations signataires

  • .4D
  • .Antenna France
  • .ATD Quart Monde
  • .B&L Evolution
  • .Campagne Une Europe durable pour tous
  • .CartONG
  • .CFSI
  • .La Chaîne de l’Espoir
  • .Coalition Eau
  • .Coordination SUD
  • .ECPAT France
  • .Etudiants et Développement
  • .France Nature Environnement
  • .GERES
  • .Gevalor
  • .GISPE
  • .Gret – Professionnels du développement solidaire
  • .HumaniTerra
  • .MADERA
  • .PAH, Les Pharmaciens Humanitaires
  • .Les Petits Débrouillards
  • .Planète Enfants & Développement
  • .Plate-Forme pour le Commerce Équitable
  • .Printemps Solidaire
  • .Secours Catholique – Caritas France
  • .Secours Islamique France
  • .Solidarité Sida
  • .Solthis
  • .WECF France
  • .YMCA France