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Jan Robert Suesser, vous êtes secrétaire général de Coordination SUD et vous avez participé à cette session. Selon vous, que retenir de la séquence temporelle qui vient de se dérouler ?

Cette session était la bienvenue pour échanger sur ce que nous avons appris depuis le début de la crise et notamment sur la réalité des engagements pour que personne ne soit laissé au bord du chemin dans une situation telle le présent choc sanitaire planétaire.

J’ai mis en exergue deux leçons importantes qu’on peut tirer des réponses apportées dans la crise. Elles ont trait à la question des financements à mettre à disposition des pays pauvres et à celle du soutien aux acteurs et actrices de la société civile qui répondent aux urgences économiques, sociales, médicales.

Sur le premier point, la crise que nous vivons est d’une ampleur qui nécessite des financements massifs disponibles pour pouvoir répondre immédiatement à une multiplicité d’effets qui interfèrent les uns avec les autres. Les pays développés ont utilisé massivement la création monétaire de leurs banques centrales. L’émission de droits de tirages spéciaux par le FMI aurait pu aboutir à un rôle analogue pour les pays en développement. Il y a eu veto et aucune méthode alternative n’a été mise en place pour dégager les financements nécessaires. On voit les conséquences en matière de réponses aux besoins fondamentaux des personnes vulnérables et de celles qui le deviennent. À l’évidence, ce « deux poids, deux mesures » a un effet direct massif en terme de populations « laissées de côté ».

Sur le second point, tout le monde a constaté le rôle immédiat, essentiel, joué par les sociétés civiles des pays pauvres dans les réponses concrètes aux besoins urgents, cela au côté de ce que peuvent apporter les services publics. C’est vrai partout, c’est encore plus vrai là où les services publics sont moins ou pas présents.

Pris au niveau global, l’appui rapide et direct de la part des institutions des pays riches aux acteurs et actrices de terrain, qui était d’emblée une évidence pour Coordination SUD, a été limité, ponctuellement réel, mais loin de ce que la société civile pouvait mettre en œuvre, loin de ce qu’auraient dû être les apports financiers.

Ces deux éléments montrent que, d’une façon générale, les responsables publics des pays développés n’ont pas réussi à apporter des soutiens aux pays en développement qui soient à la hauteur, suffisamment efficaces. À l’évidence ces mêmes pays sont restés loin de l’efficacité qu’ils ont cherchée à avoir dans leur propre pays.

Il est très important de garder à l’esprit ces réalités pour les futures actions en faveur des objectifs de développement durable. En disant cela, il ne s’agit pas tant de montrer du doigt que d’alerter pour que les contributions soient là à l’avenir, qui permettent d’obtenir des progrès réels en matière de politiques inclusives, qui ne laissent pas des populations de côté.

Le dialogue que Coordination SUD poursuit avec les autorités françaises, tant pour les financements que pour l’appui aux actions de la société civile des pays en développement, reste une grande priorité, dans le cadre de la crise comme de façon permanente.

 

(1) Quatre des dix membres de la délégation officielle française appartiennent à la société civile et ont pu s’exprimer librement dans une session du Forum au titre de leur organisation.

http://webtv.un.org/search/2020-high-level-political-forum-on-sustainable-development-hlpf-2020-5th-meeting/6170523765001/?term=HLPF%209%20july%202020&sort=date (prise de parole de Coordination SUD 2:52:00)

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