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Couverture Santé Universelle|Le droit universel à la santé est un choix politique

A l’occasion de la Journée internationale de la couverture santé universelle (CSU) le 12 décembre, Coordination SUD appelle la France à pleinement s’investir pour garantir le droit à la santé pour toutes et tous.

En 2017, moins de la moitié de la population mondiale avait accès aux services de santé essentiels[i]. La situation est particulièrement grave dans les pays les plus pauvres, tels que la région du Sahel où les taux de couverture des soins essentiels sont parmi les plus faibles du monde. Au Tchad et au Niger par exemple, moins d’une personne sur trois a accès aux services de santé de base[ii].

Face à cette situation alarmante, les Etats membres de l’Assemblée générale des Nations Unies ont renouvelé dans une déclaration politique du 23 septembre dernier leur engagement de garantir la mise en œuvre de la couverture santé universelle (CSU). Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, promouvoir la couverture santé universelle c’est garantir l’accès de tou·te·s à des services de santé essentiels et de qualité sans exposer les personnes à des risques financiers catastrophiques. Chaque année, ce sont 100 millions de personnes supplémentaires qui sombrent dans la pauvreté à cause du poids des dépenses de santé laissées à leur charge.

Ce 12 décembre célèbre les sept ans de la consécration de la CSU par les Nations Unies. Sous l’impulsion de la France, les Etats membres ont appelé la communauté internationale à l’intégrer au cœur de l’agenda 2030 et à se mobiliser pleinement sur le sujet. La CSU est en effet au cœur des objectifs du développement durable (ODD) adoptés en 2015 (objectif 3.8). Elle permet une approche de santé globale centrée sur le renforcement des systèmes de santé et s’attaque aux conséquences économiques de l’usage des services de santé sur les populations.

Or si les engagements politiques des Etats ont déjà permis d’enregistrer certains progrès, les difficultés persistent. Un sous-financement chronique des systèmes de santé, une offre de soins incomplète et de mauvaise qualité, des discriminations dans l’accès aux soins, des ressources humaines trop faibles en nombre et compétences, des infrastructures de santé en mauvais état, des circuits d’approvisionnement en médicaments et dispositifs médicaux déficients et des services de santé non accessibles aux plus vulnérables et marginalisé·e·s montrent l’importance d’accentuer les efforts des Etats pour garantir le droit à la santé pour toutes et tous. Au Tchad, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans restait de 119 décès pour 1000 naissances en 2018.

Pour avancer sur la voie de la CSU, les Etats devraient renforcer leurs efforts pour l’effectivité de services de santé accessibles, de qualité et adaptés aux besoins des usagers et usagères, en associant pleinement les acteurs de la société civile et les communautés locales. Cela reposera largement sur le développement de mécanismes de financement qui devront protéger équitablement les usagers et usagères, à condition que lesdits mécanismes soient dotés des moyens suffisants pour couvrir les coûts du système de santé, et qu’ils permettent leur mise en commun et l’usage optimal des ressources disponibles.

La France a fait de la CSU un principe directeur de sa stratégie en santé mondiale 2017-2021 et se positionne comme leader sur la scène internationale en matière de santé[iii]. De plus, lors de la conférence de reconstitution du Fonds Mondial à Lyon en octobre dernier, le Président Emmanuel Macron, a rappelé que la santé était l’une des priorités de la politique de développement de la France et qu’il souhaitait remobiliser l’aide française en faveur de la CSU et du renforcement des systèmes de santé. Cette ambition doit désormais se concrétiser dès l’année 2020 par des engagements concrets en direction des pays les plus pauvres permettant de les accompagner sur cette voie.

Le défi de la CSU n’est pas une question technique, c’est une question de volonté politique pour garantir le droit humain universel à la santé.

[i] Des systèmes sains pour une couverture santé universelle – une vision commune pour des vies saines. Genève : Organisation mondiale de la Santé et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement/ La Banque mondiale ; 2018

[ii] Rapport mondial de suivi 2017 : la couverture-santé universelle. Genève : Organisation mondiale de la Santé et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement/ La Banque mondiale ; 2018

[iii] Accueil de conférences de reconstitution de Fonds multilatéraux en matière de santé mondiale (Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en octobre 2019), Présidence de l’initiative Diplomatie et santé

Photo : Total Jikwoyi, Abuja, Nigeria par Ovinuchi Ejiohuo / Unsplash

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