L’aide aux pays en développement en crise

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Alors que la conférence des Nations Unies sur le financement du développement tire à sa fin, les négociations butent sur des résultats concrets pour les pauvres du monde.

Les pays riches ont causé la crise financière actuelle, mais ce sont les plus pauvres qui en ressentent le plus fortement l’impact.

“Les gouvernements du Nord ont le pouvoir de faire en sorte que le système économique et financier soit un club fermé comme le G 20 ou un processus légitime comme l’ONU. Mais, le Sommet de Doha montre qu’ils ne souhaitent pas résoudre les défauts systémiques du système main dans la main avec les pays en développement.” Explique Jasmine Burnley de CONCORD, présente à Doha.

Les États-Unis ont bloqué les progrès sur des questions clés pour les pays en développement, telles que l’aide. Pendant ce temps les gouvernements de l’Union européenne, plutôt plus progressistes, n’ont fait que le strict minimum et n’ont pas pris d’initiative sur les questions systémiques telles que la réforme fiscale, l’annulation de la dette et le commerce.

“Les 100 milliards de dollars d’aide annuelle aux pays pauvres sont éclipsés par les 500 à 800 milliards de dollars de flux financiers illicites du Sud vers le Nord, provenant principalement de l’évasion fiscale des multinationales. La conférence de Doha était l’occasion d’examiner les règles d’un système qui a conduit à la pire crise depuis des décennies, mais les gouvernements des pays riches n’ont pas saisi cette chance.” explique Nuria Molina d’EURODAD.

Six ans après Monterrey [1], où, des engagements ont été pris sur le financement du développement, il n’y a eu que peu de progrès. “À un moment où près de 1 milliard de la population mondiale est au bord de la famine mondiale à cause de la crise de l’alimentation et des crises financières, l’Union européenne à la responsabilité de garantir, qu’à Doha, ce processus unique en son genre sur le financement du développement réussisse” Souligne Maria Bordallo de la Fondation allemande pour la Population Mondiale (DSW).

www.concordeurope.org
www.eurodad.org

[1] En 2002, l’Union européenne a approuvé le Consensus de Monterrey sur le financement du développement qui définit des engagements dans six domaines clés : mobilisation de ressources internes, investissements étrangers directs, commerce international, coopération financière et technique, dette extérieure, et des questions systémiques à rediscuter à Doha.