Indonésie : après le désastre, plusieurs ONG s’engagent et appellent aux dons

Indonésie : après le désastre, plusieurs ONG s’engagent et appellent aux dons

Plusieurs ONG membres de Coordination SUD sont engagées dans les secours et appellent leurs soutiens à venir en aide aux victimes du séisme via les appels à don.

Retrouvez-ici au fil des jours, les dernières actus des ONG engagées en Indonésie :

 

Lundi 15 octobre

indonesie Esf

« Les bénévoles d’Electriciens sans frontières sont en Indonésie et évoluent aux côtés de la protection civile, des pompiers indonésiens et des autorités locales. Face aux besoins énergétiques exprimés par le gouvernement indonésien, et grâce à l’appui du Centre de crise et de soutien et de l’Ambassade de France en Indonésie, les autorités locales ont accepté l’intervention de nos volontaires sur place.
L’avion affrété par le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères en milieu de semaine dernière a permis d’acheminer 17 groupes électrogènes et 1 tonne de matériels électriques jusqu’à Palu avec le matériel de la sécurité civile française. Deux Electriciens sans frontières sont à pied d’oeuvre depuis vendredi dernier pour apporter de la lumière dans 5 camps de déplacés autour de la ville de Palu. (Source : Electriciens sans frontières)

Mercredi 10 octobre

Selon Europe 1 , « Plusieurs ONG dénoncent les restrictions d’accès imposées par les autorités indonésiennes aux équipes étrangères de sauveteurs, empêchées d’intervenir directement en soutien aux populations des Célèbes touchées par le séisme et le tsunami. »

CARE France : ‘ »Depuis hier, le gouvernement indonésien a interdit aux ONG étrangères d’accéder aux zones frappées. Mais CARE Indonésie est une structure locale implantée depuis 1967. Nous agissons grâce à nos équipes sur place : distributions d’eau potable, de kits d’hygiènes, de bâches et de couvertures.  »

Mardi 9 octobre

Selon le Figaro, « L’agence indonésienne de gestion des catastrophes interdit officiellement aux ONG de rechercher des victimes dans les zones les plus touchées par la catastrophe du 28 septembre sans supervision indonésienne. Certaines ont été invitées à retourner dans leur pays. »

Lundi 8 octobre

D’après Un enfant par la main, « le bilan des victimes du séisme et du tsunami qui se sont abattus dans les îles des Célèbes a été revu à la hausse avec près de 2000 morts et 5 000 personnes encore sous les décombres.

Aujourd’hui, notre partenaire local, ChildFund Indonésie, s’est allié à une ONG locale, LPBI NU ( Lembaga Penanggulangan Bencana dan Perubahan Iklim Nahdlatul Ulama) reconnue par le Ministère des Affaires Sociales indonésien et spécialisée dans la gestion des catastrophes et du changement climatique.

Pour faciliter la coordination de l’aide d’urgence et distribuer les vivres, une équipe de ChildFund Indonésie est désormais mobilisée sur place aux côtés des victimes. Les besoins sont toujours vitaux ( premiers soins, nourriture, lait pour bébé, eau potable, couvertures etc…)  »

Pour Oxfam France, « Grâce à nos partenaires locaux, nous avons pu intervenir dès le surlendemain de la catastrophe. A l’heure où je vous écris, une équipe de 5 personnes a été mobilisée pour renforcer le soutien à nos partenaires. Ensemble, ils ont commencé la distribution de kits de purification de l’eau, de kits d’hygiène, d’eau potable, d’abris et d’aliments prêts à être consommés. 500 000 personnes seront aidées par Oxfam durant les 6 prochaines semaines. L’aide se poursuivra certainement au-delà, jusqu’à 3 mois supplémentaires, en fonction des besoins. »

Palu, Indonésie : des survivants du violent séisme ayant frappé Palu ont trouvé refuge dans un campement pour les victimes en-dehors de la ville dévastée. Crédit : Irwan Firdaus/Oxfam .

 

Vendredi 5 octobre

Voici un point de situation fourni par SOS Village d’enfants :

Une équipe de SOS Villages d’Enfants Indonésie s’est rendu sur les lieux de la catastrophe. Rejoindre la zone touchée est encore très difficile, que ce soit par les airs ou les voies terrestres. Mais les besoins des habitants sont criants. Des millions d’entre eux tentent désespérément de quitter Palu car il n’y a plus de nourriture. SOS Villages d’Enfants Indonésie n’a pas été touchée par la catastrophe. Elle met en place sur l’île des Célèbes un programme d’urgence spécifique pour venir en aide aux enfants et aux familles directement affectés. « Il s’agit de mettre en place des espaces d’accueil pour les enfants. L’objectif est de s’assurer que chaque enfant affecté par la catastrophe bénéficie de protection et de soins », explique Gregor Hadi Nitihardjo, directeur national de SOS Villages d’Enfants Indonésie. « Sur le terrain, dans le cadre de ces Espaces, une équipe dédiée prodiguera aux enfants et à leurs familles un soutien psychosocial, répondra à leurs besoins vitaux et viendra en aide aux mineurs non accompagnés en favorisant la réunification avec leur famille. Nous contribuerons également à la mise en place d’autres formes de soutien pour les enfants, comme la création d’espaces consacrés à l’apprentissage et aux activités récréatives ».

Pour le CCFD-Terre Solidaire : »Notre partenaire local, Kiara, s’est allié à un autre de nos partenaires sur le terrain (KPA) et deux autres organisations de la société civile indonésienne. Depuis peu, la route principale pour rejoindre Pula a été réouverte. Une équipe de 10 personnes est désormais mobilisée sur place. Ils distribuent des vêtements et de la nourriture. A l’heure où je parle les besoins sont toujours très basiques, tels que de l’eau potable, du lait pour bébé, de la nourriture et des couvertures.  »

 

Jeudi 4 octobre

Selon CARE France : « Comme nous le craignions, le bilan de la catastrophe qui a touché l’Indonésie continue de s’aggraver. Il dépasse aujourd’hui les 1400 morts et 2 500 blessés. Depuis hier, un volcan est en éruption dans une région proche de la zone touchée. « . C’est le chaos selon les membres présents de CARE en Indonésie. « Plus de 60 000 habitations ont été détruites.  »

Mercredi 3 octobre

D’après Libération, « le gouvernement a donné un nouveau bilan : 1 374 morts et 113 blessés. 62 000 personnes ont été déplacées et près de 200 000 nécessitent une aide humanitaire d’urgence, parmi lesquels des dizaines de milliers d’enfant ».

Pour  le CCFD-Terre Solidaire : Il y a quelques heures, nous avons enfin pu établir un contact avec une de nos organisations partenaires en Indonésie, Kiara, pour évaluer la situation et prendre en compte les besoins d’urgence : « Actuellement, nous avons des besoins très basiques, tels que de l’eau potable, du lait pour bébé, de la nourriture et des couvertures. »

Mardi 2 octobre

« Près de cinq jours après le séisme et le tsunami qui ont frappé l’île des Célèbes en Indonésie, le bilan ne cesse de s’alourdir. Ce matin, le bilan provisoire annonçait qu’au moins 1234 personnes ont perdu la vie. L’ONU estime que 191.000 personnes ont besoin d’une aide humanitaire urgente.

Devant l’ampleur de la catastrophe, Electriciens sans frontières travaille avec le Centre de crise et de soutien du Ministère chargé des Affaires étrangères, aux côtés d’autres ONG françaises pour venir en aide à la population sinistrée.

« Les hôpitaux n’ont pas d’électricité, des routes sont abîmées, les communications sont coupées, l’eau potable commence à manquer, et nous craignons de fortes répliques… » explique une porte-parole de la croix rouge indonésienne.

Du matériel électrique et des volontaires d’Electriciens sans frontières devraient partir dans les prochains jours en Indonésie, afin d’assurer en urgence la fourniture d’énergie et l’accès à la lumière aux populations touchées par cette catastrophe » (la suite).

 

De son côté, « le Secours populaire français a débloqué un premier fonds d’urgence de 50 000 euros afin de prendre les premières mesures  de suite et sur place grâce à son réseau de partenaires, venant en aide ainsi à 5 000 personnes. Il s’agit tout d’abord de répondre aux besoins de première nécessité : distributions alimentaires, d’eau potable avec la distribution de kits de filtration d’eau, de produits d’hygiène, mises à l’abri… Les partenaires sur place soutenus par le Secours populaire français s’activent depuis plusieurs jours pour venir en aide aux victimes. »

 

Lundi 1 octobre

Selon CARE France, « Le gouvernement indonésien vient de lancer un appel à l’aide internationale. CARE demande à toutes les personnes qui le peuvent de nous aiderà répondre à cet appel.

CARE va intervenir dans les zones les plus difficiles d’accès qui ont le moins de chance de recevoir de l’aide. Nous allons fournir de l’eau, du savon, des bâches, des couvertures et des lampes solaires. »

Pour Action contre la faim : « Les besoins humanitaires urgents comprennent l’évacuation et la prise en charge des blessés, le renforcement des services médicaux, l’accès à la nourriture et à l’eau potable, la distribution de couvertures et la mise en place d’abris d’urgence. Depuis 3 jours, nous nous sommes coordonnés avec le gouvernement à Jakarta afin d’obtenir le plus d’informations possible sur l’impact de la catastrophe. Notre équipe sur place apporte de l’aide à notre partenaire local, l’ONG YEU, afin d’établir rapidement un plan d’intervention en commun. »

Pour Première urgence internationale, « De nombreuses personnes restent encore sous les décombres. D’importants dégâts matériels sont également constatés : des milliers de familles ont tout perdu et se retrouvent à la rue. La région de Donggala est quasiment coupée du monde : les accès demeurent bloqués. Première Urgence Internationale envoie ses équipes pour apporter une réponse d’urgence aux besoins de première nécessité des familles sinistrées (soins de santé primaire, eau potable, produits d’hygiène, etc.).

L’ONG Un enfant par la main et son partenaire ChildFund Indonésie  se  mobilisent pour venir en aide aux sinistrés qui ont tout perdu, qui manquent de soins, de vivres et d’eau.  Aujourd’hui nous devons évaluer les besoins, s’assurer que les sinistrés reçoivent les premiers soins, protéger les enfants qui ont été séparés de leurs familles, trouver des abris pour les familles dont les maisons ont été détruites.

Crédit : Plan international

Pour Plan International, « les besoins des enfants sur place doivent être la priorité. Dans les situations d’urgence, les risques sont démultipliés pour les enfants à la rue : en plus du traumatisme de la catastrophe, ils font face au risque d’épidémie, de violences sexuelles ou d’enlèvement et ne peuvent souvent plus aller à l’école. Plan International a déjà déployée une équipe de professionnel·le·s spécialistes des situations d’urgence sur l’île. (lien vers l’article) »

Et dans la presse :

Indonésie, le casse-tête de l’aide (Libération)

Dimanche 31 octobre

Selon Oxfam France, « On estime que plus d’un million et demi de personnes vont être affectées par cette catastrophe. Oxfam et ses partenaires locaux, déjà présents en Indonésie, évaluent actuellement les besoins sur place. Oxfam prévoit de venir en aide à 100 000 personnes à Palu et dans la région de Donggola, en apportant de l’eau potable par camion-citerne, en installant des latrines et des points d’eau, ainsi qu’en distribuant des rations alimentaires de base. »