G7 – Genre & Inégalités femmes-hommes, sujet de ce dimanche

G7 – Genre & Inégalités femmes-hommes, sujet de ce dimanche

Dimanche à Biarritz une partie de la journée est consacrée à l’égalité entre les femmes et les hommes, avec un déjeuner de travail consacré aux inégalités, puis une présentation du rapport du Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes du G7 suivi d’une session de travail avec les partenaires africains. 

Le président de la République a fait de l’égalité femmes-hommes une “priorité mondiale”, s’inscrivant ainsi dans la continuité de l’initiative canadienne créant le Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes. L’éducation des femmes, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ainsi que l’émancipation économique des femmes, notamment africaines, sont les sujets vus comme prioritaires des discussions de ce jour.

Les organisations de la société civile appellent les dirigeants du G7 à prendre leurs responsabilités, les inégalités, du fait du genre, ne peuvent plus être ignorées. Les États du G7 doivent être exemplaires dans l’application des bonnes pratiques afin de lutter réellement contre les inégalités entre les femmes et les hommes, ce qui est loin d’être le cas à ce jour. La seule présence féminine au sein des leaders du G7, celle de Mme Angela Merkel, témoigne des blocages structurels à l’égalité que connaissent nos sociétés contemporaines.

En mai dernier, les hommes et femmes ministres en charge de ce sujet se sont engagées à mettre en place une série de lois progressistes en matière d’égalité femmes-hommes à travers le Partenariat de Biarritz. Ces engagements doivent être réaffirmés au moment du sommet, afin d’impulser de réels changements et donc se traduire en des actions concrètes, et établir des échéances des financements et des mécanismes de redevabilité.

Mais cela ne suffit pas, les pays du G7 doivent encore aller plus loin. Les organisations de la société civile appellent les dirigeants et dirigeantes réunies au G7 à :

  • augmenter de façon significative les ressources financières dédiées aux associations féministes, notamment les associations des pays du Sud,
  • s’assurer que 85% de l’aide publique au développement intègre le genre et la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes,
  • soutenir l’émancipation des filles et des femmes, tant au niveau économique qu’en matière d’éducation, de santé et de lutte contre les violences à leurs égards.

La reconnaissance et la promotion des droits des femmes et de la santé sexuelle et reproductive, grands oubliés de ce G7, peuvent impulser de réels changements. Elles  seraient aussi un message fort dans un contexte où d’importantes régressions menacent aussi les droits, l’intégrité et la dignité des femmes vivant au sein des pays du G7.