Du régime post-2012 au régime post-2020 : une route longue et sinueuse pour le climat

Du régime post-2012 au régime post-2020 : une route longue et sinueuse pour le climat

Depuis l’échec de Copenhague en 2009, la perspective d’un futur accord mondial sur le climat, qui soit ambitieux, équitable et juridiquement contraignant, apparaissait incertaine.
L’époque où l’on croyait à la Conférence internationale qui sauverait le climat et changerait le monde est désormais révolue. La crise économique et financière, l’élection d’une majorité républicaine au Congrès des États-Unis, ou encore le creusement de la différenciation entre les pays émergents et le reste des pays en développement figurent parmi les facteurs aggravant l’immobilisme politique.

Le premier enjeu de la COP17 était de sauver le Protocole de Kyoto, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays développés. Alors que sa première période de mise en oeuvre arrivait à échéance, cet accord était menacé de disparition. On attendait aussi de la Conférence de Durban qu’elle initie un nouveau cycle de négociations, appuyé sur un calendrier clair, afin de parvenir au plus tôt à ce fameux accord mondial rassemblant l’ensemble des pays émetteurs dans la lutte contre le changement climatique. En d’autres termes, il s’agissait de signer un « Plan d’action de Bali bis »1. La troisième attente pour Durban
était d’avancer sur la mise en oeuvre des Accords de Cancun, adoptés lors de la COP16 en décembre 2010. Ces Accords avaient débouché notamment sur la création d’un Fonds vert sur le climat, d’un cadre international sur l’adaptation et l’opérationnalisation du mécanisme sur la réduction des émissions liées à la déforestation, à la dégradation des forêts, et augmentation des stocks de carbone forestier (Redd+).

Au terme de seize jours de négociations intenses, prolongées de manière inhabituelle, les délégués sont rentrés chez eux avec un « paquet » de décisions bien léger au regard de ces attentes.
Ce paquet comprend quatre décisions majeures que la commission Climat et développement de Coordiantion SUD a analysé dans un document complet disponible ici.

Voir aussi la dernière publication du Gret : ” Coupes budgétaires, coupes forestières : Suivi des financements précoces de la France pour la REDD+” en français et en anglais.