Coordination SUD se mobilise sur les migrations

Coordination SUD se mobilise sur les migrations Crédit Noborder Network

Coordination SUD a inscrit les migrations comme une priorité de sa planification stratégique. Une commission dédiée, créée début 2017, plaide pour une approche positive des migrations et pour le respect des droits fondamentaux et des engagements des États en matière d’aide publique au développement.

La commission vise à favoriser une compréhension juste des migrations, fondée sur des faits, et non pas sur des préjugés et des idées reçues. Elle défend aussi une approche qui valorise les migrations, vues comme une contribution positive au développement des pays d’origine et de destination. Au lieu d’être combattues, les migrations doivent donc être favorisées et accompagnées par des politiques publiques adéquates. Ceci car les discours médiatiques et politiques véhiculant de fausses idées sur la réalité des migrations se multiplient. Il en est de même pour les politiques mises en oeuvre, qui fondées sur une compréhension négative du phénomène, font fi des obligations internationales de protection et de respect des droits et des libertés. Face à ce contexte, la commission Migrations travaille donc sur plusieurs fronts.
Ce nouvel espace défend également la non-conditionnalité de l’aide publique au développement en dénonçant son détournement comme un outil de contrôle des flux. Si la politique de développement et de solidarité internationale doit servir un objectif migratoire, c’est avant tout celui de répondre aux besoins des plus vulnérables et créer des conditions pour permettre à chacun-e de faire librement le choix de quitter, ou non, son pays d’accueil, d’origine ou de naissance.

De manière générale, la commission Migrations se mobilise contre l’approche strictement sécuritaire et la gestion répressive des migrations internationales. Au niveau national, elle dénonce les violences et le harcèlement qui constituent une atteinte aux principes humanitaires dont sont victimes les personnes migrantes ou qui militent là où l’État manque à son devoir. Sur ce point, Paris et Calais sont les exemples les plus saisissants.

Cette nouvelle commission réaffirme l’engagement de Coordination SUD et son soutien aux organisations de la société civile dont l’action auprès des migrant-e-s est entravée. Elle souligne une fois encore la primauté de la solidarité, de l’urgence du respect des droits humains et de l’élaboration concertée d’une politique interministérielle à la hauteur des enjeux.

par Patricia Spadaro, chargée de mission (Coordination SUD)

Cet article a été publié dans Les Nouvelles de SUD de l’automne 2017

Crédit photo Noborder Network