Compte-rendu : conférence sur la diplomatie non gouvernementale, déc. 2008, Washington, Etats-Unis

En partenariat avec la plate-forme nationale des ONG américaines, InterAction et la Mission pour la coopération non gouvernementale de l’ambassade de France aux Etats-Unis, ainsi que le Mortara Center for International Studies de Georgetown University, Coordination SUD a co-organisé une [conférence sur la diplomatie non gouvernementale->https://www.coordinationsud.org/spip.php?article12546] le jeudi 11 décembre 2008, à Washington DC. Le but de cette conférence était d’explorer le nouveau rôle joué par les organisations non gouvernementales sur la scène internationale.

Résumé provisoire des débats : (cette page sera alimentée dès publications de la synthèse des travaux)

Les organisations non-gouvernementales jouent un rôle critique grandissant dans les négociations internationales – question relevant traditionnellement de la prérogative et de la responsabilité des États-nations. Les ONG ont ajouté à l’approche diplomatique institutionnelle classique de nouvelles méthodes, spécifiques à leur répertoire d’action afin de faire pression sur les gouvernements et les instances internationales pour une meilleure prise en compte des enjeux nationaux et transnationaux.

Que les actions menées par les ONG aient eu pour objectif la défense des droits humains, l’élargissement de l’accès au traitement contre le VIH et aux médicaments génériques, l’élimination des mines anti-personnel ou la résolution de conflits, ces dernières ont autant généré d’enseignements qu’elles ont soulevé de questions. Les ONG seraient-elles en train de brouiller les lignes entre plaidoyer et diplomatie ? Quelle est la valeur ajoutée de ces actions ? N’y aurait-il pas à retenir d’expériences passées quelques enseignements qui permettraient d’éclairer les réflexions aujourd’hui menées sur des thèmes aussi majeurs que le réchauffement climatique ou la crise alimentaire ?

 

Représentants d’ONG, diplomates, universitaires, personnels politiques, experts issus de fondations, think tanks et instituts de recherche, ont examiné le rôle clef des ONG dans les sphères diplomatiques traditionnelles. Ils ont fait le point sur les expériences passées, tiré des leçons pour orienter la façon d’informer sur les réflexions en cours et ont enfin, identifié les opportunités pour les ONG et leurs homologues institutionnels de mieux capitaliser leurs forces respectives. Dans ce cadre, environ 100 responsables gouvernementaux et non gouvernementaux ont participé aux travaux.

La conférence fut divisée en 4 ateliers, chacun ayant pour thème un sujet spécifique illustrant la participation des ONG aux affaires diplomatiques (et/ou en matière de plaidoyer) : élimination des mines anti-personnel, accès au traitement contre le VIH, changement climatique et crise alimentaire. Les 2 premiers ateliers ont consisté en un retour sur des expériences passées, lequel retour a fourni la matière première des 2 autres ateliers où ont été abordés les enjeux actuels et à venir.

Chaque atelier a rassemblé 30 à 40 participants et s’est déroulé sous la forme d’une table-ronde, menée conjointement par une personne chargée de présentée un cas pratique, un commentateur, et un modérateur, dont les réflexions premières ont posé le cadre du débat.

 

Conclusions de la conférence par Carole Lancaster, avec Martin Viélajus (Institut de Recherche et de débat sur la Gouvernance), Lisa Jordan (Fondation Ford), Henri Rouillé d’Orfeuil (Coordination SUD) et Sam Worthington (InterAction).

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