70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme

70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme

Adoptée à Paris le 10 décembre 1948 et fortement inspirée de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, la Déclaration universelle des droits de l’Homme reste aujourd’hui le texte international de référence en matière de protection et de promotion des droits humains. Elle reconnaît notamment l’accès à la santé, à l’éducation et la culture comme des droits fondamentaux, et fut notamment renforcée pour inclure les droits des femmes et des enfants.

Les ONG, notamment celles membres de Coordination SUD, font vivre au quotidien ces engagements universels, traduits dans plusieurs traités juridiquement contraignants, en contribuant à l’amélioration du bien-être des populations et en créant les conditions nécessaires à faire valoir leurs droits fondamentaux.

Pourtant, force est de constater que cette célébration se tient dans un contexte international particulièrement inquiétant : catastrophes humanitaires, entraves aux droits des femmes dans de nombreux pays, persécutions et violences à l’encontre des militantes et militants des droits humains, menaces contre les journalistes et les médias indépendants, tendance à la réduction de l’espace civique y compris dans des pays de l’Union européenne, et plus largement remise en cause explicite du caractère universel des droits humains.

C’est pourquoi Coordination SUD appelle la France, dans le cadre de sa politique de coopération, à continuer à porter une voix forte sur ces enjeux tant aux niveaux bilatéral, européen et multilatéral, conformément aux engagements répétés lors du comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du 8 février 2018[1] et à renforcer ses actions de coopération en matière de gouvernance démocratique et de promotion de l’Etat de droit.

Par ailleurs, Coordination SUD rappelle sa constante disponibilité pour faire vivre ses engagements. Ainsi, elle a contribué à la définition de la stratégie inédite intitulée « droits humains et développement » récemment lancée par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et  élaborée en concertation avec la société civile dans le cadre du CNDSI ( Lire  » Construire un dialogue efficace avec les pouvoirs publics« ). Cette stratégie entend réaffirmer les liens indissociables entre développement durable et effectivité des droits humains et consacre l’approche par les droits dans les actions de coopération du ministère et de ses opérateurs.
Dans la continuité de cette stratégie, Coordination SUD  continuera à s’impliquer en vue de l’élaboration d’un plan d’action pluriannuel qui devra opérationnaliser les engagements pris.

[1] « La France réaffirme son attachement à l’indépendance de la justice, au respect des droits fondamentaux et à l’existence de contre-pouvoirs. Elle réaffirme son engagement universel en faveur des libertés d’expression, de croyance et d’information, de la lutte contre la peine de mort et pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité. Elle poursuivra son appui au renforcement des mécanismes de justice et à la formation des personnels judiciaires, des avocats, et des défenseurs des droits. Elle encouragera aussi le renforcement des médias libres et indépendants et de la société civile dans les pays en développement et prêtera une attention particulière à la situation des associations et ONG travaillant localement afin que leurs libertés d’expression et d’action soient respectées. »