Suite à l’adoption du Traité de Lisbonne, fin 2009, ainsi qu’à la nomination d’un nouveau Collège de Commissaires, des changements politiques et institutionnels sont à l’oeuvre au niveau européen. Ces évolutions ont un impact non négligeable dans le domaine de la solidarité internationale.
Un service européen d’action extérieure a été mis en place pour donner plus de poids et de cohérence à l’action extérieure de l’UE. La politique de développement se retrouve intégrée à ce service qui est dôté d’importantes responsabilités en matière de programmation de cette politique. Catherine Ashton, la Haute représentante pour la politique étrangère et de sécurité, dirige ce service.
Parallèlement, le Commissaire au développement, Andris Piebalgs nommé fin 2009, a lancé un chantier de réflexion sur le futur et la réforme de la politique de développpement de l’UE. Un Livre vert a ainsi été publié fin 2010.
Ces changements institutionnels et politiques influenceront les négociations sur le prochain cadre budgétaire pluriannuel de l’UE (dénommé auparavant « perspectives financières »). Ce cadre financier constitue un plan de dépenses pluriannuel qui fixe les dépenses de l’UE sur une période donnée et impose par conséquent une discipline budgétaire. Tous les aspects du budget sont négociés lors de ce processus et notamment le budget développement (montant, instruments, etc). Cet exercice est en enjeu éminemment politique : il reflètera les priorités politiques que l’UE se fixera pour les 15 prochaines années.