Crédits : Kmograf
Les conséquences de la crise économique et financière actuelle frappent le plus durement les pays pauvres, déjà fortement fragilisés par la crise alimentaire. Parallèlement, ces mêmes pays ont à affronter les conséquences de la crise écologique, dont les effets les plus menaçants restent à venir. En 2000, la France, ainsi que tous les Etats membres des Nations unies, s’est fixé huit objectifs visant à réduire de moitié la pauvreté absolue dans le monde d’ici 2015. L’année 2010 constituera une étape importante dans la réalisation de ces Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui feront l’objet d’une revue à deux tiers de parcours lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre.
L’APD constitue un moyen indispensable à la réalisation des OMD. La France s’est engagée au niveau européen à allouer 0,51% de son revenu national brut à l’APD d’ici 2010. Mais le respect de cet engagement est loin d’être garanti. Un constat d’autant plus alarmant que les faibles moyens consacrés à l’aide française sont de moins en moins utilisés pour lutter contre la pauvreté et les inégalités, au profit de dossiers tels que la lutte contre l’immigration et la promotion des entreprises françaises.
Le suivi de l’aide publique au développement au sein de Coordination SUD
La commission APD et financements innovants assure chaque année une analyse pointue des crédits d’APD française développe son expertise sur la politique de coopération au développement de la France dans son ensemble et sur les débats européens et internationaux portant sur l’aide et le financement du développement. Elle représente en outre les ONG françaises dans différents réseaux européens et internationaux sur l’APD (Aid Watch, Reality of Aid, processus ad hoc de préparation de fora internationaux ) et le financement du développement.
Retrouvez les revues de presse de Coordination SUD sur la thématique « Aide publique au développement ».
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