Dans la plupart des pays en développement, l’agriculture joue un rôle déterminant : elle procure des revenus et des moyens de subsistance à 2,5 milliards de personnes, selon la FAO.
L’histoire montre que rares sont les pays qui ont connu une croissance économique rapide et vaincu la pauvreté sans que ces progrès ne soient accompagnés d’un développement de ce secteur. Or la libéralisation des échanges agricoles engagée depuis le milieu des années 90 avec la signature de l’Accord de Marrakech et au centre des négociations à l’OMC dans le cadre du cycle de Doha, ruine la plupart des paysans des pays du Sud qui s’enfoncent dans la pauvreté.
L’accélération des échanges commerciaux de matières premières agricoles, la baisse des droits de douane, la dérégulation organisée des marchés, la multiplication des accords commerciaux bilatéraux à l’instar des accords de partenariat économique ont pour conséquence une volatilité croissante des prix, une incertitude sur les revenus des paysans et une érosion des pays en développement à subvenir à leurs besoins alimentaires.
C’est fort de ce constat que les ONG membres de Coordination SUD entendent promouvoir un système commercial fondé sur un modèle différent, qui mette le développement, l’emploi et la sécurité alimentaire au centre des objectifs à atteindre.
