Les trois quarts des populations qui gagnent moins d’un dollar par jour vivent en milieu rural et dépendent de l’agriculture.
La « libéralisation » du commerce agricole et la dérégulation, impulsées par l’OMC, le FMI, les institutions de Bretton Woods et les accords de libre-échange bilatéraux (APE) sont sources d’importants dégâts auprès des exploitants agricoles.
Alors que la communauté internationale se mobilise pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), rien n’est prévu pour empêcher la paupérisation de près de trois milliards de paysans dont la grande majorité risque d’être exclus d’ici 2015. À cette date, nous risquons d’être mis devant une autre réalité : celle de plusieurs centaines de millions de paysans paupérisés car surendettés après avoir surexploité les ressources naturelles liées à leurs exploitations agricoles. La question des prix agricoles est une question centrale qu’il est urgent de traiter en toute priorité dans l’enceinte des négociations commerciales internationales.
Le suivi de l’agriculture et de l’alimentation au sein de Coordination SUD
La commission Agriculture et alimentation de Coordination SUD regroupe les ONG menant des activités de terrain et de plaidoyer pour défendre les paysanneries familiales, en incitant les pouvoirs publics à adopter des règles du jeu visant à réguler les échanges agricoles.
La commission publie les Notes de la C2A, bulletin périodique à vocation pédagogique sur des points thématiques et les Echos de Rome, à l’occasion des réunions du Comité Sécurité Alimentaire de la FAO. Ces bulletins s’adressent aussi bien au grand public qu’aux professionnels du secteur.