Des structures militantes et citoyennes non lucratives
Même s’il n’existe pas de définition juridique, on entend par organisation non gouvernementale (ONG) toute organisation d’intérêt public ou général qui ne relève ni de l’État ni d’une institution internationale.
Sur le plan strictement juridique, l’essentiel de ces organisations sont des associations loi 1901 (quelques rares organisations ont le statut de fondation).
En France, la perception la plus répandue qu’a le grand public des ONG reste celle de structures non lucratives, issues d’une mobilisation militante et citoyenne à caractère privé, agissant pour des causes sociales ou sociétales, généralement dans trois principaux domaines : la solidarité internationale, les Droits de l’homme et l’environnement, avec une dimension internationale.
Des dynamiques collectives
Les ONG de solidarité internationale appartiennent pour la plupart à des réseaux ou collectifs qui leur permettent de bénéficier d’appuis et de services d’une part (information, formation, échanges de pratiques, capitalisation) et de mieux faire entendre leur voix d’autre part (organisation des dialogues avec les partenaires publics et privés). A ce titre, on peut citer Coordination SUD et ses collectifs membres ( CLONG -Volontariat, CNAJEP, Coordination d’Agen, CRID, FORIM, Groupe Initiatives) mais aussi des réseaux thématiques (Comité de la charte du don en confiance, F3E, Educasol, PS-Eau, CERISE, etc.).
Un fonctionnement basé sur la démocratie participative
La gouvernance d’une ONG de solidarité internationale, tout comme celle d’une association, est assurée par un conseil d’administration, qui veille à ce que les activités respectent bien la mission et les valeurs définies dans les statuts ou le projet associatif. Elle repose également sur la participation des membres, du personnel, des différents partenaires, qui contribuent de différentes façons à la mise en œuvre des actions et à l’évolution de la structure.
Des structures financées aux deux tiers par des dons privés
L’essentiel des ressources des ONG de solidarité internationale provient pour près des deux tiers de donateurs privés (essentiellement de personnes individuelles, sous forme de dons et legs, mais aussi sous la forme de prestations de services, de produits de vente, de cotisations). Le tiers restant provient de bailleurs de fonds internationaux ou français publics. La Commission européenne représente à elle seule 17% des ressources totales des ONG de solidarité internationale.
De manière globale, les ONG de solidarité internationale cherchent à diversifier leurs sources de financement par souci de pérennité mais aussi d’indépendance. La recherche de financement privé, notamment auprès des entreprises, participe à cet objectif.
Des structures de taille très variable
La taille d’une ONG de solidarité internationale peut être évaluée en fonction du nombre de ses adhérents ou de ses membres (de quelques individus à plusieurs milliers), du nombre de salariés (au siège et en expatriation ainsi que salariés de droit local), de volontaires et bénévoles (de zéro à plusieurs centaines) ou encore du montant de son budget annuel (de quelques dizaines de milliers à quelques dizaines de millions d’euros).
