Promouvoir le droit à la santé pour tous

Promouvoir le droit à la santé pour tous Crédits photos : Commission européenne

La santé est un droit fondamental de l’être humain, et une composante essentielle du développement. Bien que l’article 25 de la Déclaration des Droits de l’homme reconnaisse à chacun et chacune le droit à la santé et à la protection sociale, près de 1,5 milliard d’individus à travers le monde n’a toujours pas accès à des services (soins et prévention) de santé de qualité les plus élémentaires, et on enregistre encore chaque année plus de 2 millions de décès dus au virus du Sida.

Depuis 2000, les Objectifs du Millénaire pour le développement ont initié un engagement politique en faveur de la santé sans précédent de la part des donateurs et des gouvernements. Des progrès significatifs ont eu lieu dans la réalisation des objectifs santé à l’échelle de la planète,  mais ces progrès demeurent insuffisants : d’importantes inégalités en santé subsistent entre et au sein des pays, et restent insuffisamment documentées et adressées. En outre, l’approche « one-size-fits-all » n’a pas permis une mesure fine des progrès et des efforts réalisés. Des problèmes de santé majeurs restent à prendre en compte : les maladies non transmissibles, la santé mentale, les problèmes de santé liés à l’urbanisation et le vieillissement.

En dépit des améliorations enregistrées ces dernières années, les OMD relatifs à la santé continuent d’accuser le plus grand retard dans la mise en œuvre. De ce point de vue, il est impératif qu’au cours des prochaines années, les questions d’accès aux soins soient maintenues en haut de l’agenda international. Les G8 et G20, dont la France a assuré la présidence en 2011, ont été l’occasion, pour les ONG françaises de rappeler l’impératif de réalisation des engagements pris dans le domaine de la santé et d’appeler à la poursuite des efforts. Les organisations membres de la Commission Santé ont réitéré ces messages lors des Assises du développement et de la solidarité internationale, qui se sont tenues du 5 novembre 2012 au 1er mars 2013.

Si la loi de programmation du 7 juillet 2014 sur le développement et la solidarité internationale réaffirme que la santé est un secteur d’intervention prioritaire de la France, les moyens qui lui sont alloués sont pourtant menacés par des coupes importantes. Il est indispensable de rappeler que ces coupes sont synonymes sur le terrain d’arrêt de traitements vitaux pour des dizaines de milliers de personnes. L’accès à la santé est une condition sine qua non du développement des populations et des pays et doit donc rester une priorité absolue

Le suivi de la santé au sein de Coordination SUD

Les travaux de Coordination SUD menés sur le thème de la santé sont suivis par la commission Santé et développement qui regroupe une vingtaine d’ONG spécialisées sur la santé, engagées sur des projets terrain ou des actions de plaidoyer. Cette commission a pour objectif de favoriser l’échange d’expérience et les discussions sur les pratiques des membres, et de construire des positions collectives sur les enjeux liés à la santé dans les pays en développement.