Climat

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Hausse du niveau des eaux, sécheresse, augmentation des catastrophes naturelles…Le changement climatique n’est plus un concept abstrait mais une réalité quotidienne : il creuse les inégalités et entrave le développement des pays déjà marqués par la pauvreté chronique.

Les populations vulnérables sont les plus affectées par ces évolutions climatiques, bien qu’elles soient historiquement les moins responsables des émissions de gaz à effet de serre.

Face au scepticisme de certains, les chiffres sont sans appel : La Terre s’est déjà réchauffée de 0,8°C depuis 1850. Elle se réchauffera de 1,7°C d’ici 2100 si des mesures efficaces sont prises et, de beaucoup plus (de 4 à 5°C) selon le pire des scénarios qui correspond malheureusement aux évolutions actuelles d’émissions de gaz à effet de serre[1].

 

Les impacts du réchauffement climatique sur les territoires, les ressources et les modes de vie sont inédits et encore mal maîtrisés. Ce sont en particulier  les pays moins avancés et les petits États insulaires, qui seront les plus touchés, notamment par l’accroissement des risques naturels, le stress hydrique, la désertification et la modification de la pluviométrie.

La lutte contre le changement climatique suppose une transformation radicale des modes de développement. Les politiques climatiques doivent par conséquent être construites sur la base d’une évaluation précise des besoins et des marges de manœuvre des pays. Pour ce faire, il est nécessaire  de prendre en compte les réalités locales de chacun d’eux, et au Sud en particulier.

Ainsi, il est nécessaire de repenser la gouvernance mondiale du développement durable et d’assurer la cohérence des engagements internationaux et des politiques publiques des pays développés et des pays en développement. La Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) reste pour cela un cadre indispensable au sein de cette gouvernance ; elle doit en constituer l’une des fondations.

Le suivi du changement climatique au sein de Coordination SUD

Soucieux de nourrir le débat sur les politiques climatiques et conscients du rôle indispensable qu’ils jouent auprès des pays du Sud, les acteurs du développement se mobilisent progressivement sur le sujet. Les ONG de solidarité internationale et les ONG d’environnement françaises se sont réunies au sein de la commission Climat et développement de Coordination SUD en juillet 2007. Ce groupe associe une vingtaine d’ONG membres de Coordination SUD et des ONG environnementales, membres du Réseau Action Climat-France (RAC-F).

Dans le cadre de son nouveau programme triennal lancé en 2013, les travaux se concentrent désormais autour de cinq chantiers prioritaires :

– Efficacité et risques des mécanismes internationaux climat- Financement climat

– Agriculture et climat

– Accès à l’énergie et climat

– Réduction des catastrophes et changements climatiques.

 

* Entre 2010 et 2012, la commission s’est investie sur différentes thématiques : le financement, l’adaptation au changement climatique, l’agriculture et les forêts.

[1] Ces chiffres sont tirés du 2e volume du 5e rapport du GIEC, paru le 31 mars 2014.

Le 5ème rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) est une compilation des travaux scientifiques réalisés depuis 2007 sur l’évolution du climat. Plus d’information ici : http://leclimatchange.fr/