Quelle place pour la santé dans les objectifs de développement durable ?

Quelle place pour la santé dans les objectifs de développement durable ?

Depuis 2000, les Objectifs du Millénaire pour le développement ont initié un engagement politique en faveur de la santé sans précédent de la part des donateurs et des gouvernements. Des progrès significatifs ont eu lieu dans la réalisation des objectifs santé à l’échelle de la planète, mais ces progrès demeurent insuffisants : d’importantes inégalités en santé subsistent entre et au sein des pays, et restent insuffisamment documentées et adressées. En outre, l’approche « one-size-fits-all » n’a pas permis une mesure fine des progrès et des efforts réalisés. Des problèmes de santé majeurs restent à prendre en compte : les maladies non transmissibles, la santé mentale, les problèmes de santé liés à l’urbanisation et le vieillissement.

Partant de cette analyse, les ONG membres de la Commission Santé de Coordination SUD ont élaboré des propositions pour le futur cadre post-2015 en santé. Dans cette optique, les ONG de la Commission Santé de Coordination SUD demandent que la communauté internationale construise le futur cadre du développement post-2015 en santé sur la base de l’agenda inachevé des OMD 4, 5 et 6 de manière à tendre vers la Couverture Sanitaire Universelle, qui devra permettre à tout individu de pouvoir accéder aux services de santé dont il a besoin sans devoir faire face à des difficultés financières.

Pour répondre à ces enjeux, les ONG membres de la Commission Santé souhaitent notamment que les nouvelles cibles soient pourvues d’indicateurs mesurables et désagrégées, le plus souvent possible, par genre, groupes de population et zones géographiques afin que l’équité soit le fil rouge de l’Objectif santé et afin d’éviter les effets de seuil des OMD. Ils rappellent également que la responsabilité des Etats doit être réaffirmée : l’engagement politique sans précédent des bailleurs de fonds et des gouvernements en faveur de la santé de ces 15 dernières années doit être maintenu et ne pas rester au stade de grandes déclarations de principe, celui-ci doit se traduire par une stratégie financière, des engagements contraignants et de la redevabilité.