Les financements précoces pour le climat : des promesses de Copenhague à la réalité

Informer les députés des principaux enjeux des financements précoces pour le climat

A l’invitation de M. Philippe Tourtelier (député PS), Coordination SUD et quelques ONG membres (Gret, Oxfam France) ont participé le 5 octobre 2010 à un atelier-débat avec des députés, intitulé : « Les financements précoces pour le climat : des promesses de Copenhague à la réalité ». Cet atelier-débat, co-organisé avec le Réseau Action Climat-France, visait à informer les députés des principaux enjeux des financements précoces pour le climat avant le vote de la loi de finances 2011. Anne Chetaille (Gret), chef de file de la Commission climat et développement de Coordination SUD, et Sébastien Blavier (RAC-F) sont notamment intervenus. Les présentations ont été suivies d’un débat avec les parlementaires présents.

Coordination SUD et le RAC-F ont rédigé pour l’occasion une note de position commune sur les financements précoces pour le climat.
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Lors de la Conférence de Copenhague, la France s’est engagée à soutenir les actions de lutte contre le changement climatique des pays en voie de développement à hauteur de 420 millions d’euros par an entre 2010 et 2012. A l’échelle internationale, ce sont 30 milliards de dollars qui ont ainsi été promis. Ces financements, dits « précoces », parce qu’ils interviennent avant le début d’une nouvelle période d’engagement à l’échelle internationale, sont cruciaux. Ils doivent permettre d’aider sans plus attendre les pays en développement à mettre en place des actions et des programmes de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre et, pour les plus vulnérables, à s’adapter aux conséquences dévastatrices du changement climatique. A l’heure actuelle en France, plusieurs problèmes entourent la mise en oeuvre concrète de ces financements précoces (manque de transparence, recyclage de l’aide publique au développement, utilisation de prêts au détriment des dons, etc.). Les parlementaires ont un rôle déterminant à exercer sur le sujet des financements pour le climat. En effet, à travers le vote de la loi de finances, ils peuvent peser en faveur d’une utilisation vertueuse, efficace et transparente des financements précoces.

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