Financement du développement

Au-delà de ce financement interne du développement, la lutte contre la pauvreté et les inégalités Nord-Sud impose la création d’un espace mondial de solidarité et la mobilisation de ressources financières internationales. Cela nécessite un engagement de la communauté internationale en faveur d’une véritable politique de solidarité mondiale.

En septembre 2000, les chefs d’Etat et de gouvernement réunis en assemblée générale des Nations Unies ont adopté la Déclaration du millénaire. A travers cette déclaration, la communauté internationale s’est engagée à atteindre, d’ici 2015, une série d’objectifs en matière de réduction de la pauvreté et des inégalités mondiales, les Objectifs du Millénaire pour le développement (ODM).

Ces objectifs suscitent de nombreuses réserves parmi les OSI mais constituent néanmoins le cadre actuel d’investissement de la communauté internationale en faveur du financement du développement.

La Conférence internationale sur le financement du développement, qui s’est réunie à Monterrey (Mexique) en mars 2002, n’a pas permis de réelles avancées. La déclaration finale, aussi appelée Consensus de Monterrey, reste très en deçà des besoins réels. Le texte dresse un tableau idyllique du rôle des marchés, des mouvements de capitaux privés ou de la libéralisation du commerce. Pour répondre au défi du financement du développement, les OSI françaises préconisent la création d’un véritable espace mondial de solidarité et de mobilisation de ressources financières internationales.

Du 29 novembre au 2 décembre 2008, les Chefs d’Etat et de gouvernement se retrouveront à Doha, au Qatar, pour une Conférence de suivi sur le financement du développement. Ce sera l’occasion pour eux d’évaluer les progrès réalisés, mais aussi de réaffirmer leurs engagements. Les ONG françaises attendent également de Doha qu’elles permettent de prendre des engagements plus ambitieux sur les volets suivants :

  • Augmenter l’Aide publique au développement (APD) et en améliorer la qualité.
  • Trouver une solution durable au problème de la dette des pays du Sud.
  • Mobiliser les ressources domestiques et lutte contre l’évasion fiscale et la fuite des capitaux.
  • Faire de Doha une nouvelle étape vers la création d’une fiscalité internationale.

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