Le rôle des jeunes dans l’atteinte des objectifs de développement durable – Plan International France

Le rôle des jeunes dans l’atteinte des objectifs de développement durable – Plan International France

L’Agenda 2015-2030 reconnait le rôle essentiel que les jeunes doivent et peuvent jouer pour atteindre les objectifs de développement durable que les Etats se sont unanimement fixés. La stratégie Jeunesse du MAEDI fait de la participation des jeunes aux politiques qui les concernent une priorité. Mais comment traduire ces engagements en actes ? Telle était la question soulevée le 31 janvier dernier, sous le parrainage de la commission des affaires étrangères du Sénat, par la fondation Plan International France. Plus de 150 participants ont pris part à cette journée: jeunes militants (notamment ceux du « Plan des jeunes »), ONG françaises et internationales, représentants du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, représentants de l’Agence française de développement, journalistes, …

 

 

Venus d’Allemagne, du Brésil, du Burkina Faso, du Niger et de Sierra Leone, 5 jeunes activistes ont exposé la manière dont ils ont réussi à influencer les politiques qui les concernent dans leur pays et au-delà, sur des sujets qui les concernent : droits en matière de santé sexuelle et reproductive, réponse aux crises de toute sorte (épidémie d’Ebola, conflits éleveurs-cultivateurs au Sahel, accueil des migrants en Allemagne).

Les bénéfices de la participation des jeunes dans l’atteinte des ODD sont mutuels : elle permet aux jeunes de gagner en émancipation et aux  politiques et programmes des décideurs et des ONG de gagner en pertinence et en efficacité.

 

 

Les jeunes intervenants, tout comme les ONG qui les accompagnaient (Plan International en Allemagne, en Sierra Leone et au Brésil, Search for Common Ground au Niger et SOS Jeunesse & Défis au Burkina Faso) ont partagé leur analyse des éléments qui favorisent une participation authentique et efficace des jeunes comme porteurs de plaidoyer envers les décideurs :

  • il ne peut y avoir de participation, a fortiori authentique, si l’opinion publique, les Etats, les media ne sont eux-mêmes pas convaincus du formidable levier que représentent les jeunes pour l’atteinte des ODD ; un important travail de sensibilisation reste à mener dans ce sens par tous les acteurs.
  • Les compétences à renforcer chez les jeunes pour favoriser leur participation portent sur l’éducation à la citoyenneté, le leadership, les techniques de plaidoyer, de communication et de sensibilisation, etc. Les jeunes doivent aussi être formés aux enjeux qui les concernent, tels que la santé, l’éducation, l’accès à l’emploi, l’égalité F/H…).
  • Il faut également faciliter leur mise en réseau et susciter des espaces et des opportunités de dialogue authentique avec les pouvoirs publics autour de la définition et de la mise en œuvre des politiques publiques et programmes qui les concernent.
  • Il faut enfin encourager tout particulièrement la participation des jeunes les plus marginalisés et en particulier celle des filles.

 

 

Une plus grande intégration de la jeunesse en tant qu’actrice de changement (et non simple bénéficiaire)  est souhaitable dans la politique et les programmes de coopération internationale et de développement de la France. Pour ce faire, la fondation Plan International France entend poursuivre avec ses partenaires de la société civile (ONG, jeunes, media…), et les pouvoirs publics (MAEDI et AFD), le partage d’expériences, d’expertise et d’outils. Une réflexion dans ce sens a notamment été amorcée au sein de la nouvelle commission Jeunesse et Solidarité Internationale de Coordination SUD. La question des modalités d’intégration de la jeunesse actrice du changement comme axe transversal au sein de la politique de coopération française pourrait faire l’objet d’un groupe de travail associant les ONG et les pouvoirs publics. L’expérience, riche d’enseignements, de l’intégration transversale du genre dans la politique de coopération française, telle que reflétée aujourd’hui par le DOS genre et le CIT genre, pourrait inspirer cette réflexion.

 

Découvrez aussi les résultats de notre étude : Que pensent les jeunes français.e.s de la situation des jeunes dans les pays en développement et de leur future place dans notre société ?