Réactions et travaux de Coordination SUD face aux propositions de la Commission européenne sur la PAC

le 20 octobre 2011

Le 12 octobre, la Commission européenne a transmis au Parlement européen et au Conseil ses propositions de règlements concernant la Politique agricole commune (PAC) pour la période 2014-2020. Ces propositions, et plus globalement les politiques agricoles des grands pays exportateurs, ont un impact direct sur l’agriculture et l’alimentation dans les pays du Sud. Or, sur les 925 millions de personnes souffrant durablement de la faim dans le monde, 75% d’entre elles sont des paysans  et des paysannes qui vivent d’une agriculture familiale. Etroitement dépendants de la volatilité des prix agricoles et de l’alimentation, de l’accès aux marchés et à la terre, ils font face à des crises récurrentes.
Pourtant, le potentiel de développement de ces agricultures familiales est considérable, si tant est qu’elles bénéficient d’un environnement économique favorable, notamment de prix rémunérateurs et stables. C’est l’idée phare que défend Coordination SUD à partir des travaux de sa commission Agriculture et Alimentation (C2A).

En réaction à l’approche de la Politique agricole commune, Coordination SUD cosigne, avec la Confédération paysanne, une tribune, « Pour une PAC solidaire », dans La Croix du jeudi 20 octobre. Coordinatin SUD publie aussi une note de position sur « La PAC et la souveraineté alimentaire des pays du Sud ». Elle consacre son dernier numéro des Notes de la C2A au thème : « Quelles politiques publiques pour soutenir les agricultures familiales du Sud? », qui s’appuie notamment sur le rapport 2010 de la C2A sur le même thème. Dans la collection « Etudes et Analyses » de Coordination, elle publie enfin ses réflexions et recommandations sur «  La cohérence des politiques commerciales et agricoles avec les objectifs de développement  ».