Cette liste de pays correspond à des critères fixés par les ministres des Finances et banquiers centraux, parmi lesquels peser plus de 5% de l’économie du G20, soit un peu plus de 4% de l’économie mondiale.
Par ailleurs, les pays affichant des déséquilibres majeurs et persistants feront également l’objet d’une évaluation approfondie afin de comprendre les causes des dérapages et de trouver la façon de les traiter.
Lors de la prochaine réunion en octobre, des mesures correctrices seront dressées par les ministres. Si les pays ne seront pas tenus de manière contraignante d’appliquer ces recommandations, l’accord obtenu répond à l’objectif que se sont fixé les leaders du G20 lors du sommet de Pittsburgh à l’automne 2009 : une croissance économique « forte, durable et équilibrée » pour le monde.
Parmi les autres sujets traités :
- La surveillance des flux de capitaux au sein du système monétaire international, suite à la demande des pays émergents d’avoir une évaluation des pays qui augmentent la masse monétaire mondiale, comme les Etats-Unis ou le Japon.
- La réduction de la volatilité des prix des matières premières. Le principe d’une limitation des positions a été accepté, selon Christine Lagarde, ministre française de l’Economie et des Finances. Les pays du G20 se sont engagés à donner des chiffres plus fiables et récents sur l’état de leur production de pétrole s’ils en ont une, ou de leurs stocks.
- La question des financements « alternatifs » pour renforcer l’aide aux pays pauvres a été moins traitée, bien que les pays francophones à faible revenu aient manifesté leur soutien au projet de taxe sur les transactions financières (TTF) porté par la France et l’Allemagne. Il a seulement été décidé de poursuivre les études sur le sujet et de les étendre à la faisabilité de nouvelles taxes sur les transports, notamment maritimes, et sur l’utilisation particulière des droits de tirage spéciaux (DTS).
La prochaine réunion du G20 sur les questions de développement, est prévue à Washington lors des prochaines réunions du Fonds monétaire international et de la Banque Mondiale, fin septembre.
